Que savaient les hommes de l’Antiquité sur l’astronomie ?

Les anciennes civilisations possédaient une compréhension avancée de l'astronomie, bien avant l'ère des technologies modernes

Stonehenge
— Lukassek / Shutterstock.com

Bien avant l’ère du numérique, les anciennes civilisations possédaient une compréhension remarquable de l’astronomie. Ces peuples, vivant des millénaires avant nous, étaient capables de suivre et interpréter les cycles célestes avec une précision qui, aujourd’hui encore, étonne les scientifiques et les historiens. Leur savoir en astronomie n’était pas seulement un moyen de s’orienter ou de mesurer le temps, mais aussi un élément central de leurs cultures et de leurs croyances religieuses.

L’astrolabe, un smartphone de l’antiquité

L’astrolabe est l’illustration la plus moderne d’un instrument d’astronomie portable, polyvalent et tout-en-un. Les termes grecs « étoile » et « preneur » sont à l’origine de l’astrolabe. Cet instrument, composé d’un disque de métal muni de cadrans et d’aiguilles, était un outil indispensable pour les voyageurs de l’époque. Non seulement il indiquait l’heure en se basant sur la position du Soleil, mais il aidait également à localiser des positions en utilisant des étoiles guides. 

L’astrolabe était si central dans la vie quotidienne qu’il était à la fois un outil pratique et un accessoire de mode, un peu comme les smartphones actuels. Son utilisation s’est étendue de l’Antiquité jusqu’au début de la période moderne, témoignant de sa valeur et de sa polyvalence.

Le mécanisme d’Anticythère et autres artefacts

Au-delà de l’astrolabe, d’autres instruments anciens démontrent la capacité étonnante des anciens à comprendre les cieux. Le mécanisme d’Anticythère, par exemple, est un assemblage complexe d’engrenages datant d’environ 200 à 100 av. J.-C. Découvert dans une épave en 1901, il était capable de prédire les éclipses lunaires, de suivre les mouvements des planètes visibles, et même de calculer des cycles astronomiques importants. Ces cycles, comme le cycle métonique (le réalignement périodique des calendriers lunaire et solaire tous les 19 ans) et le cycle de Saros (périodicité des éclipses tous les 6 600 jours), étaient cruciaux pour les calendriers et les rituels de l’époque.

Un autre artefact, le chapeau d’or de Berlin, datant de 1000 à 800 av. J.-C., illustre également l’importance des cycles astronomiques dans les rituels religieux. Ce chapeau, orné de symboles astronomiques, était probablement utilisé lors de cérémonies et contenait suffisamment d’espace pour représenter un cycle métonique entier. Ces artefacts témoignent du niveau élevé de sophistication et de compréhension astronomique des anciens.

— © Coyau / Wikimedia Commons

Les monuments astronomiques et calendriers préhistoriques

Enfin, des structures telles que Stonehenge, construites entre 3000 et 1500 av. J.-C., montrent l’importance accordée à l’astronomie dans la planification et la conception architecturale. Ces monuments servaient non seulement à des fins religieuses et sociales, mais étaient également alignés de manière à marquer des événements astronomiques, comme les solstices, signalant ainsi les changements de saisons et d’années.

La découverte d’une gravure sur une défense de mammouth, datée d’environ 30 000 av. J.-C., suggère même que les premiers humains étaient déjà conscients des rythmes célestes. Bien que son interprétation reste débattue, cette gravure montre une figure humaine et 86 marques, possiblement liées au cycle de grossesse humaine et à la visibilité annuelle de Bételgeuse, une étoile de la constellation d’Orion.

Ces découvertes soulignent l’importance de l’astronomie dans les civilisations antiques. Elles démontrent comment, bien avant l’avènement des technologies modernes, l’humanité cherchait à comprendre et se synchroniser avec les rythmes du cosmos. L’héritage de ces connaissances anciennes continue d’influencer notre compréhension actuelle de l’Univers et de notre place dans celui-ci.

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