Héros oubliés : les animaux tués pendant la Grande Guerre vont avoir un mémorial à Paris

Les hommes ne sont pas les seuls êtres vivants à avoir souffert de la Première guerre mondiale. Des millions d’animaux ont également été enrôlés de force dans ce conflit et ont péri pour la France. Ce sont à ces compagnons oubliés que la mairie de Paris veut désormais rendre hommage.

 

DES HÉROS À PLUMES ET À POILS

Le conseil du 14e arrondissement de Paris vient de valider une proposition des écologistes d’installer une plaque commémorative en hommage à tous les animaux morts pendant la grande guerre. Souvent oubliés, on estime pourtant que 14 millions d’animaux – Chevaux, bœufs, ânes, pigeons, chiens – ont servi pendant la guerre aux côtés des humains. Les chevaux ont été les plus touchés, la cavalerie ayant été abandonnée au profit des machines de guerre, ils servaient majoritairement de bêtes de somme pour ravitailler les tranchées ou transporter les blessés.

Les pigeons, quant à eux, étaient utilisés pour transmettre des messages et ont joué un rôle déterminant dans la victoire des alliés. Environ 200 000 oiseaux traversaient ainsi les lignes ennemis avec leurs précieux messages. Une mission risquée puisque les Allemands ordonnaient la capture ou l’abattage de ces messagers volants. De véritables héros dont certains ont même reçu la bague de la Légion d’honneur à l’image du célèbre pigeon Vaillant. Ce pigeon a réussi à transporter au travers des fumées toxiques et des tirs ennemis, un message déterminant pour l’armée française avant de s’effondrer dans son pigeonnier.

VICTOIRE POUR LA RECONNAISSANCE DE LA SOUFFRANCE ANIMALE 

Les chiens étaient eux-mêmes des messagers pour porter des messages et du ravitaillement. Leur flair était aussi utile pour retrouver les blessés après chaque bataille. Des animaux qui rendaient des services à l’armée mais qui étaient également des soutiens moraux incontournables pour les soldats éloignés de leurs familles et vivant dans des conditions terribles. Les soldats n’hésitaient d’ailleurs pas à les qualifier de véritables frères, à l’image de Tiny, un âne anglais dont il est dit qu’il appréciait beaucoup le thé.

Victimes d’une guerre menée par les hommes, nombre de ses animaux sont tombés au combat et cette plaque sera désormais un bel hommage à leur courage et leur dévouement. Un mémorial des animaux de guerre à Londres existe déjà, c’est à Paris désormais de suivre le même chemin. La décision approuvée par le conseil du 14e arrondissement doit encore être présentée devant le Conseil de Paris qui se tiendra du 4 au 7 juin prochain. Une belle victoire pour la reconnaissance de la souffrance animale !


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