― Bernhard Richter/Shutterstock.com

Bon nombre d’animaux sauvages décèdent toujours pendant les intempéries. C’est le cas par exemple d’un chamois retrouvé mort sur la plage de la Salis à Antibes, à cause des intempéries qui ont frappé la Côte d’Azur, comme le rapporte 20 Minutes. Le cas de ce capriné n’est malheureusement pas isolé.

Les animaux immobiles sont les plus grandes victimes

Plusieurs experts attestent que les événements climatiques violents sont fatals pour les animaux sauvages. Les fortes pluies, les vents violents, les chutes de neige, les incendies et les grandes sécheresses accroissent leur mortalité. Pour Nathalie Sieffert, chef du service connaissance et gestion du patrimoine au parc du Mercantour, c’est une évidence. Elle déclare :

Les intempéries violentes créent forcément de la mortalité. Les animaux ne savent pas prévoir l’aléa. Ils essaient de se protéger jusqu’à un certain point, puis ils subissent. Au moment de l’élevage des jeunes, pour n’importe quelle espèce, si on a des printemps très pluvieux, c’est un peu plus compliqué. Les jeunes sont plus fragiles, ils vont avoir froid et donc, la mortalité sera plus élevée. C’est aussi lors des printemps humides que les maladies et les parasites se développent.

C’est ainsi que plusieurs animaux essaient de réagir comme ils peuvent pour survivre aux différents caprices de Mère Nature. Certains vont essayer de se protéger tandis que d’autres vont tenter de fuir. Toutefois, ce sont les animaux qui hibernent qui sont les plus impactés par les intempéries.

Le journaliste animalier et président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) affirme en effet que ces animaux, comme les batraciens et les reptiles, « se retrouvent prisonniers dans l’eau, n’ont pas la possibilité de s’échapper et se noient ».

Les intempéries ne sont pas que négatives

Toutefois, les experts déclarent qu’il ne faut pas attribuer que des méfaits aux intempéries. L’analyste Allain Bougrain-Dubourg affirme effectivement que ces aléas ont tout de même un point positif :

Les intempéries ont un mérite : celui de favoriser l’ouverture des milieux. Ça nettoie, ça réorganise la nature, ça permet aux animaux de recoloniser leur milieu. Dans toutes les zones colonisées par l’eau, une vie considérable se développe et de véritables nurseries se créent. 

Comme un message d’espoir, l’analyste conclut que « la faune s’adapte ». Toutefois, il met également en garde contre la bétonisation des secteurs marécageux et l’artificialisation des sols.

Il avertit que « c’est un danger » car « l’eau ne peut plus être digérée par la terre et les animaux n’arrivent plus à conjuguer avec la nature. Y compris l’homme. » Un retour aux sources, un meilleur respect de l’environnement et une plus grande protection des animaux sauvages devraient ainsi figurer parmi nos priorités en tant qu’êtres humains.

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