Cette commune condamne les piétons qui traversent les yeux rivés sur leur smartphone

Depuis quelques mois, la ville de Sassari verbalise les piétons qui traversent ses rues sans jamais quitter leur smartphone des yeux. Si l’initiative peut paraître excessive au premier abord, ces amendes symboliques de 22 euros ont surtout pour objectif de sensibiliser les accros du smartphone aux risques auxquels ils s’exposent en agissant de la sorte.

 

Une amende 22 euros pour les accros du smartphone

Surnommés « Smonbies », les accros du smartphone ont la fâcheuse habitude de ne jamais quitter l’écran de leur appareil des yeux lorsqu’ils traversent les rues. Face à la recrudescence de ce type de comportements dangereux, la ville de Sassari, en Sardaigne, a décidé de durcir le ton en autorisant les agents de la police municipale à délivrer des contraventions à ces accros du mobile qui mettent en danger leur vie et celle d’autrui en faisant fi des règles de sécurité les plus élémentaires au moment de traverser la rue.

Déjà en vigueur dans certaines villes allemandes et néerlandaises, cette initiative a avant tout pour but de déclencher une prise de conscience collective. Au cours des neuf derniers mois, les policiers de la ville ont délivré une centaine de contraventions d’un montant de 22 euros aux piétons incapables de décoller leurs yeux de leur smartphone.

Sardaigne : des contraventions pour les piétons qui regardent leur portable

Traverser la rue en regardant son smartphone, c'est désormais interdit dans cette ville de Sardaigne…

Publiée par Brut sur Mardi 23 octobre 2018

 

La plupart des personnes verbalisées ont entre 35 et 55 ans

Selon la police de Sassari, il ne s’agit pas d’une croisade contre les smartphones mais bien d’un combat pour la sécurité. En effet, chaque année, un millier d’accidents de la route sont enregistrés dans les rues de la ville, et ils impliquent tous au moins un piéton. Face à ce triste constat, la municipalité a donc décidé de marquer les esprits et de faire changer les mentalités en distribuant ces amendes symboliques aux personnes qui évoluent sur la voie publique au rythme des réseaux sociaux.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la plupart des piétons pris en « flagrant délit » ne sont pas des adolescents mais des personnes âgées de 35 à 55 ans. S’ils sont les premiers à reconnaître la dangerosité de leur comportement et paient volontiers l’amende qui leur est adressée, nombre de ces accros au smartphone se plaignent de ne pas pouvoir le faire… via une application smartphone.

© Pexels

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