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Un nouvel outil offre un aperçu de l’impact d’une alimentation plus saine sur l’espérance de vie, pouvant être allongée de six à sept ans chez les adultes d’âge moyen et de plus d’une décennie chez les jeunes adultes.

Estimer les effets de l’alimentation sur l’espérance de vie

Basé sur les données de centaines d’études, l’outil en ligne « Food for healthy life » a été créé par Lars Fadnes et ses collègues de l’université de Bergen, en Norvège. Les chercheurs se sont appuyés sur des méta-analyses récentes explorant les effets de la consommation de diverses quantités et types d’aliments sur la santé, qui ont été combinées aux dernières données sur la mortalité mondiale afin d’estimer l’impact d’un changement permanent de régime alimentaire sur l’espérance de vie.

« Son allongement estimé est principalement dû à une réduction du risque de maladie cardiaque, de diabète et de cancer », souligne Fadnes, dont les travaux ont été publiés dans la revue PLoS Medicine.

Les gains potentiels les plus significatifs concernent un régime alimentaire « optimisé », bannissant la viande rouge ou transformée et les boissons sucrées, et impliquant une consommation réduite de produits laitiers et d’œufs, au profit de légumineuses, céréales complètes et noix. Cependant, il est également possible d’évaluer les effets d’un régime alimentaire intermédiaire, à mi-chemin entre le régime occidental typique et le régime optimisé.

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Un homme de 20 ans qui passerait définitivement d’un régime occidental typique au régime optimisé en tirerait les plus grands bénéfices, vivant en moyenne 13 ans de plus, et 7 ans de plus s’il suivait le régime intermédiaire, contre respectivement 11 et 6 ans pour une femme du même âge. Les personnes âgées de 80 ans, quel que soit leur sexe, bénéficieraient des plus petits avantages, vivant environ trois ans de plus avec le régime optimisé et environ un an et demi avec le régime intermédiaire.

Un outil perfectible

Fadnes rappelle cependant que ces estimations sont basées sur des moyennes et ne doivent pas être considérées comme des prévisions individuelles. Selon le chercheur, il existe de nombreuses incertitudes concernant les effets des œufs, de la viande blanche et des huiles sur la santé. L’outil ne tient pas non plus compte des autres facteurs de risque liés au mode de vie, ni des améliorations futures dans le domaine médical.

« Le postulat de l’étude, soulignant l’influence de l’alimentation sur notre santé générale, est solide », commente Tim Spector du King’s College de Londres. « Toutefois, elle repose sur de nombreuses hypothèses et peut s’avérer simpliste. La façon dont les aliments sont traités est également importante et il existe de grandes disparités entre les individus concernant les quantités de graisses pouvant être absorbées sans engendrer d’effets néfastes. »

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ozarmes
ozarmes
7 mois

En fait, on n’en sait rien ! La longévité est d’abord une question d’individu et de patrimoine génétique et ensuite peut-être d’une certaine sobriété dans son alimentation…..