Beaucoup de personnes utilisent des extensions de bloqueurs de publicité. Malheureusement, si vous en avez installé une au cours des dernières semaines, vous avez peut-être commis une erreur. En effet, Google vient d’en sanctionner deux, très utilisées, pour fraude publicitaire. Retour sur ce cas précis qui a touché des milliers d’utilisateurs.

Des extensions qui représentent des menaces

Disponibles facilement sur le Google Store, ces extensions étaient installables en un simple clic sur votre navigateur. Elles reprenaient l’apparence et le nom des principaux bloqueurs de publicité, AdBlock et uBlock. Ainsi, des utilisateurs qui n’avaient pas l’habitude les ont installées par mégarde, se basant sur la notation très haute et le nombre de personnes utilisant ces plugins. 

Si elles fonctionnaient pour bloquer les publicités, elles avaient une autre fonctionnalité, cachée. En effet, elles intégraient des cookies d’affiliation, utilisés pour des sites marchands comme Amazon. Elles auraient rapporté ainsi plusieurs millions d’euros par mois aux pirates. Un véritable piège à la source donc, qui a fait de ces deux extensions de blocage de publicité de véritables tromperies.

— Stefany Luna De Linzy / Shutterstock.com

Les deux cas ont été sanctionnés par Google

S’étant aperçu de cette escroquerie, Google a réagi en supprimant de son Store les deux extensions concernées. C’est principalement dû aux utilisateurs eux-mêmes qui ont signalé ces deux cas, massivement, au cours des dernières semaines. L’équipe d’AdGuard avait alors publié un billet expliquant le stratagème pervers de ces tromperies.

La première extension était AdBlock par AdBlock Inc, et la deuxième était uBlocker par Charlie Lee. 1,6 million d’utilisateurs étaient concernés. Concrètement, en implantant massivement des cookies d’affiliation, les pirates touchaient une partie lors de vos achats sur certaines plates-formes.

Le “Cookie Stuffing” est un type de fraude populaire qui est aujourd’hui répandue sur Internet. Les deux extensions que nous évoquons dans cet article se basaient sur 300 sites Web parmi les plus populaires du top 10 000 d’Alexa.

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