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Des scientifiques chinois transforment le charbon en protéines pour l’alimentation animale

Une telle approche permettrait de diviser par 1 000 la surface agricole nécessaire pour nourrir le bétail

alimentation animale
— Parilov / Shutterstock.com

Une équipe de chercheurs chinois a mis au point un procédé efficace pour transformer le charbon en protéines, permettant, selon eux, de nourrir le bétail en utilisant une surface agricole minimale.

Transformer le charbon en protéines

Selon Our World in Data, les pâturages pour le bétail et les terres agricoles dédiées à l’alimentation animale couvrent une superficie stupéfiante de 40 millions de kilomètres carrés. Ce qui correspond à plus d’un quart de l’ensemble des terres sèches de la planète et près de 40 % des terres « exploitables ».

Les cultures destinées au bétail constituant une utilisation très inefficace des terres, des chercheurs de l’Académie chinoise des sciences se sont récemment tournés vers une approche explorée par BP dès les années 1960, consistant à utiliser des combustibles fossiles pour produire des protéines.

Détaillée dans la revue Biotechnology for Biofuels, elle implique dans un premier temps la transformation du charbon en méthanol par gazéification, étape pouvant désormais être réalisée avec des émissions de CO2 quasi nulles. Ce méthanol est ensuite introduit dans une souche spéciale de levure Pichia pastoris, qui le fait fermenter pour produire une protéine unicellulaire.

levure
— ART-ur / Shutterstock.com

Riche en acides aminés, vitamines, sels inorganiques, graisses et hydrates de carbone, celle-ci pourrait être utilisée pour remplacer une part significative du poisson, du soja, de la viande et de la poudre de lait actuellement présents dans l’alimentation destinée au bétail.

Conversion optimisée

La principale innovation a consisté à sélectionner et à modifier génétiquement la souche de levure afin de la rendre plus apte à tolérer les effets toxiques du méthanol que les précédentes, et ainsi maximiser l’efficacité de la conversion.

Atteignant actuellement 92 % du rendement théorique maximal du processus, elle constitue selon l’équipe « une option viable à grande échelle ».

Selon le South China Morning Post, un important partenariat commercial a été signé et des milliers de tonnes de la protéine produites.

Par Yann Contegat, le

Source: New Atlas

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  • je plains le bétail qui va manger cette nourriture transformé par le plus grand destructeur de la planète , l’homme, pas super si cela se produit car de la viande louche dans les assiettes, il restera les fruits et les légumes , il faut l’espérer, soleil vert ???????