
Au large d’Alexandrie, des archéologues ont découvert un délicat bijou représentant son phare aujourd’hui disparu, qui faisait partie des sept merveilles du monde antique.
Bague-sceau
Construit sur l’île de Pharos vers 280 avant notre ère, cet édifice imposant mesurait plus de 100 mètres de haut et aurait à l’origine été surmonté d’une statue de Zeus. Utilisé jusqu’à la période médiévale, il a été gravement endommagé par plusieurs tremblements de terre avant de s’effondrer en grande partie au XIVe siècle. Ses vestiges reposent aujourd’hui sous les eaux de la Méditerranée.
Menées par l’Institut européen d’archéologie sous-marine et le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités, les dernières fouilles se sont concentrées sur le palais de l’île voisine d’Antirhodos, aujourd’hui engloutie. Durant la période ptolémaïque de l’Égypte, entre 304 et 30 avant notre ère, cette structure était étroitement liée à plusieurs souverains, descendants de l’un des généraux d’Alexandre le Grand.
La bague comporte une représentation du phare d’Alexandrie semblable à celle présente sur des pièces de monnaie datant des périodes ptolémaïque et romaine (de 29 avant notre ère à 395 de notre ère).
⚓ Underwater archaeologists have found a rare bronze seal ring depicting the Lighthouse of Alexandria, one of the Seven Wonders of the Ancient World. https://t.co/MosmbrnoVy https://t.co/9PVTwVHVIS
— The History Hub (@thehistoryhubs) October 8, 2026
Selon le communiqué, ce type de chevalière en bronze était appliqué sur des matériaux mous, comme l’argile ou la cire, pour sceller des documents. Sa découverte à Antirhodos illustre l’importance de ce centre de pouvoir et suggère des fonctions administratives potentiellement associées à la gestion du phare.
Pas de fumée sans feu
Plusieurs experts interprètent l’élément asymétrique présent à son sommet comme un panache de fumée s’échappant d’une lampe à huile tenue par une statue, censée guider les marins. De tels éléments pourraient être intégrés aux futures représentations de l’édifice.
« Il aurait également pu s’agir de la bague d’un marchand important d’Alexandrie, qui utilisait l’image du phare pour signaler son lien avec la ville », suppose Margaret Miles, professeure émérite d’histoire de l’art et de lettres classiques à l’université de Californie.
Les récentes découvertes archéologiques dans la région comprennent des blocs du phare d’Alexandrie, ainsi que les vestiges de la cité perdue de Canope.
Par Yann Contegat, le
Source: Live Science
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Catégories: Actualités, Histoire