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Prendre les mythiques trains verts en Chine offre une aventure humaine unique à condition de maîtriser les codes du rail

Face au réseau à grande vitesse, les célèbres convois lents séduisent les voyageurs curieux. Pourtant, ce périple rustique exige une préparation minutieuse pour éviter les mauvaises surprises. Plusieurs réflexes simples permettent de transformer ce trajet populaire en une expérience humaine inoubliable.

Voyageuse de dos montant à bord d’un train vert dans une gare chinoise.
Les célèbres trains verts chinois offrent une manière plus lente et populaire de traverser le pays, au plus près du quotidien des voyageurs. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

L’accès à bord repose sur un passeport physique et une réservation numérique ouverte deux semaines avant le départ

Les chemins de fer chinois vendent les billets quinze jours avant le trajet sur l’application Railway 12306 ou Trip.com. De plus, les couchettes partent en quelques minutes lors des fêtes nationales comme Chunyun. Les voyageurs étrangers doivent donc anticiper cet achat crucial pour garantir leur place.

Le passeport remplace désormais le billet papier classique dans toutes les gares. Cependant, les touristes internationaux évitent les portillons automatiques et rejoignent la file manuelle Rēngōng Tōngdào. Un agent contrôle alors minutieusement le document pour autoriser le passage du voyageur.

Avant d’embarquer, chaque passager traverse un contrôle de sécurité digne d’un aéroport. Ainsi, les agents retirent systématiquement les couteaux de poche et les gros aérosols. Une avance de soixante minutes permet donc de franchir ces filtres en toute tranquillité.

Le niveau de confort nocturne varie grandement selon la hauteur de la couchette et la fermeture du compartiment

Les couchettes dures Yìngwò rassemblent six lits superposés dans des compartiments ouverts. En bas, la place Xiàwò sert de banquette collective durant la journée. Toutefois, le lit supérieur Shàngwò préserve le calme des dormeurs malgré un plafond bas.

Pour plus d’intimité, les couchettes molles Ruǎnwò abritent quatre lits calmes avec une porte. Dès le départ, le contrôleur applique le rituel du Huàn piào avec un jeton. Cet agent réveille ensuite chaque passager trente minutes avant sa gare d’arrivée.

L’eau bouillante gratuite et les paniers repas rythment le quotidien gourmand des voyageurs tout au long du trajet

Chaque wagon propose une fontaine d’eau bouillante gratuite nommée Kāishuǐ. Les passagers s’y pressent continuellement pour préparer du thé ou des nouilles. Une gourde résistante à la chaleur devient ainsi le meilleur allié de cette traversée.

Les voyageurs prévoyants achètent aussi des vivres variés avant le départ. Ainsi, les graines de tournesol guāzǐ occupent les mains durant de longues heures. De plus, le partage de fruits brise facilement la glace entre les banquettes.

Dans les allées, des vendeurs poussent des chariots chargés de boîtes repas. Par ailleurs, la voiture-restaurant Cānchē cuisine des recettes chaudes au wok. Cette table rassemble ainsi les curieux autour de savoureuses tomates sautées aux œufs.

Une organisation rigoureuse garantit une traversée sereine malgré des équipements sanitaires très rudimentaires

Les toilettes à la turque équipent les wagons sans fournir de papier. Dès lors, chaque passager garde des mouchoirs et une serviette dans son sac. Enfin, des lavabos collectifs ouverts sur le couloir facilitent un brossage de dents rapide.

Le bruit nocturne soutenu impose l’usage d’un bon masque et de bouchons d’oreilles. Par ailleurs, les prises électriques restent rares dans les rames populaires. Une batterie externe de 20 000 mAh alimente donc facilement les appareils pendant la nuit.

Par Eric Rafidiarimanana, le

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