Aller au contenu principal

Les poissons-astronomes : laids, venimeux et parfois même électriques

Des créatures marines plutôt atypiques

Astroscopus guttatus — © Canvasman21 / Wikimedia Commons

Les océans du globe regorgent de créatures définitivement étranges. Parmi elles, les poissons-astronomes, qui se distinguent à la fois par leur apparence cauchemardesque et leur « arsenal » unique.

Pas vraiment une gueule de porte-bonheur

On dénombre une cinquantaine d’espèces au sein de la famille des Uranoscopidés, présents dans les eaux tropicales et tempérées du globe. Pouvant mesurer jusqu’à 59 centimètres de longueur pour un poids de 9 kilos, Astroscopus guttatus est leur plus grand représentant connu.

Morphologiquement, ces poissons présentent tous une gueule massive, garnie de nombreuses dents, ainsi que des yeux pointant vers la surface (et le ciel), ce qui leur vaut le nom vernaculaire de « poissons-astronomes ». Leur coloration dorsale est sombre, leurs flancs et leur ventre plus clairs et tachetés, et leur nageoire caudale striée de bandes blanches bien marquées.

Terrés dans les fonds sablonneux ou rocheux des littoraux la majeure partie du temps, ils attendent patiemment qu’une proie (comprenant petits poissons, crustacés et invertébrés marins) passe à proximité, et l’aspirent en un clin d’œil, en créant un puissant effet de succion lorsqu’ils ouvrent leur bouche.

Botte(s) secrète(s)

Lorsque la nourriture se fait plus rare, les poissons-astronomes peuvent compter sur des adaptations spectaculaires, comprenant un appendice buccal semblable à une langue velue, qu’ils agitent et utilisent comme appât.

Leur arsenal comprend également quatre ou cinq épines venimeuses précédant leur nageoire dorsale. Capables d’infliger des douleurs intenses à quiconque aurait la malchance de s’y frotter, leur venin ne se révèle toutefois pas suffisamment puissant pour entraîner la mort chez l’homme.

Autre atout, et pas des moindres : certains représentants du genre Astroscopus disposent de cellules dites « électroplaques », capables de générer des décharges atteignant une cinquantaine de volts. Ces châtaignes viseraient essentiellement à repousser d’éventuels prédateurs.

Pour rester dans l’univers des poissons à l’apparence plutôt inquiétante, découvrez la baudroie, ce poisson des abysses qui dépasse la science-fiction.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

Étiquettes:

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *