
Des fouilles près d’un chemin de pèlerinage médiéval saoudien ont révélé un pot rempli de bijoux. Ce butin millénaire aurait été potentiellement enterré par un pèlerin en route vers La Mecque.
Le trésor de Diriyah
Cette importante trouvaille archéologique est intervenue à Diriyah, dans le centre du pays. Si l’endroit est connu pour avoir été le premier État saoudien ainsi que le berceau de la maison des Saoud (famille régnante d’Arabie saoudite) dès le XVIIIe siècle, ses origines se révèlent nettement plus anciennes, avec des traces d’occupation remontant à la période médiévale.
La dernière campagne de fouilles a révélé plusieurs structures vieilles d’environ 1 200 ans, incluant des bassins en gypse ainsi que les vestiges partiels de bâtiments anciens. C’est dans l’un d’entre eux que le pot en céramique débordant de bijoux a été mis au jour, suggérant un dépôt volontaire ou un abandon précipité.
Selon le communiqué de la Commission saoudienne du patrimoine, cette centaine d’artefacts, mêlant or, argent, gemmes montées ou taillées et cuivre, constitue l’une des découvertes les plus remarquables jamais réalisées dans la région. Elle contribue notamment à éclairer les pratiques artisanales et les réseaux commerciaux de l’époque.
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— Evelyne Ferron (@EvelyneFerron) May 28, 2026
En Arabie Saoudite, dans un pot de terre cuite, découverte d'un trésor de pièces d'or, d'argent et de bijoux vieux de 1200 ans, qui appartenait peut-être à un pèlerin en route vers la Mecque https://t.co/ofv0UrvrKY
Route de pèlerinage
À ce stade, l’hypothèse la plus probable est que le butin ait été enterré au cours des premières années du califat abbasside, fondé en 750 de notre ère et s’étant effondré en 1258, avec la prise de Bagdad, sa capitale, par les Mongols. S’étendant de l’Afrique du Nord à l’Iran, il est essentiellement associé à un essor culturel et scientifique considérable.
Selon la tradition islamique, tout adulte physiquement capable est censé effectuer au moins une fois un pèlerinage (Hajj) à La Mecque. Pendant la période abbasside, Diriyah constituait une étape importante sur les routes reliant Bassorah, cité portuaire du sud de l’Irak, à la côte ouest de la péninsule arabique, où se trouve la ville sainte.
Bien qu’il soit impossible d’affirmer qu’il s’agissait de la propriété d’un pèlerin, il ne fait aucun doute que ces bijoux ornés de motifs floraux et géométriques étaient l’œuvre d’orfèvres talentueux, ayant patiemment façonné et gaufré des feuilles d’or, avant d’y incruster des pierres semi-précieuses.
Plus tôt cette année, c’est un trésor viking record qui avait été découvert en Norvège.
Par Yann Contegat, le
Source: Live Science
Étiquettes: bijou, artefact, trésor
Catégories: Actualités, Histoire