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270 jours en orbite, une anomalie de dernière minute et une tension maximale : les coulisses du retard de Shenzhou-20

En novembre 2025, la mission chinoise Shenzhou-20 a prolongé son séjour en orbite après la découverte de fissures sur un hublot. L’incident a repoussé le retour des trois astronautes. Les autorités ont lancé des analyses immédiates avant d’autoriser l’atterrissage.

Un astronaute examine avec un microscope portable un hublot de capsule spatiale fissuré, avec la Terre visible en arrière-plan.
À l’intérieur d’une capsule spatiale faiblement éclairée, un astronaute observe de fines fissures sur le hublot. Derrière le verre endommagé, la courbure bleutée de la Terre se dessine dans le vide spatial. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Des fissures détectées sur un hublot à l’approche du retour, un risque critique en rentrée atmosphérique

En novembre 2025, alors que le retour se préparait, l’équipage de Shenzhou-20 découvre une anomalie. Une fissure sur le hublot apparaît lors d’une inspection de routine. L’incident retarde immédiatement la procédure. La priorité devient claire : sécuriser la capsule avant toute rentrée.

Comme le rappelle la Cité de l’espace de Toulouse, une rentrée atmosphérique impose des contraintes extrêmes. Pression et températures varient brutalement. Dans ce contexte, une simple microfissure peut fragiliser la structure. Les équipes au sol prennent donc la situation très au sérieux.

Inspection minutieuse en orbite et coordination avec la Terre pour évaluer la sécurité de l’équipage

Après six mois dans la station Tiangong, le commandant Chen Dong mène l’examen final. Il distingue une forme inhabituelle dans le vitrage. D’abord perplexe, il comprend vite qu’aucun débris organique ne peut flotter ainsi dans le vide spatial.

Très vite, il alerte ses coéquipiers Chen Zhongrui et Wang Jie. Ensemble, ils documentent l’anomalie. Grâce à un microscope portable, ils observent plusieurs marques. Certaines restent superficielles. D’autres semblent plus profondes et traversent partiellement la coque externe.

Wang Jie se veut rassurant. Selon lui, la structure multicouche du hublot protège l’habitacle. Deux couches internes supportent la pression. Tant que la stabilité interne persiste, l’équipage reste en sécurité. Toutefois, la décision finale dépend des analyses au sol.

Report du retour et lancement de Shenzhou-22 pour sécuriser l’équipage et livrer du matériel

Sur Terre, la China Manned Space Engineering Office active un plan d’intervention d’urgence. Les experts évoquent un possible impact de débris. Une analyse d’impact démarre immédiatement. Les responsables repoussent alors la date de retour prévue.

Ensuite, la Chine lance Shenzhou-22 le 25 novembre 2025. Le vaisseau transporte trois astronautes ainsi que du matériel. À bord, des fournitures médicales et des équipements techniques. Objectif clair : soutenir l’équipage et traiter le hublot endommagé.

Finalement, l’équipage de Shenzhou-20 regagne la Terre à bord de Shenzhou-22. La capsule atterrit en Chine le 26 novembre 2025. Les autorités confirment un atterrissage sans incident. La mission s’achève sans blessé, malgré une tension palpable.

Une capsule restée 270 jours en orbite, symbole des défis croissants liés aux débris spatiaux

La capsule Shenzhou-20 ne rentre pas immédiatement. Elle poursuit sa trajectoire plusieurs semaines. Le 19 janvier 2026, elle se pose à son tour en Chine. Au total, elle aura passé 270 jours en orbite.

Cet épisode rappelle la menace persistante des débris spatiaux. Chaque impact potentiel complique les missions habitées. Les agences renforcent donc la surveillance et la prévention. L’incident de Shenzhou-20 illustre concrètement ces nouveaux défis opérationnels.

Par Eric Rafidiarimanana, le

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