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Ce médicament est un véritable espoir pour le traitement du diabète

Se faire des injections d’insuline, éviter le sucre… Les moyens offerts aux diabétiques pour contrôler leur taux de sucre dans le sang sont contraignants. Bientôt, ils pourraient se contenter d’une pilule par jour…

Le diabète, une maladie lourde

Le diabète de type 2, s’il n’est pas diagnostiqué, conduit à l’obésité et à l’apparition de maladies du cœur et du foie, de problèmes nerveux et visuels, ainsi qu’à des ulcères aux pieds. Or, en 2013, environ 3 millions de Français étaient atteints de diabète, soit 4,7 % de la population, comme le rapporte la Fédération Française des Diabétiques.

La plupart des personnes contractent le diabète de type 2 avec l’âge, car leur corps répond moins bien à l’insuline, l’hormone qui contrôle la quantité de sucre circulant dans le sang. Les solutions qui s’offrent alors à eux sont contraignantes : régime strict ou médicaments permettant de détruire le sucre dans le sang, en acceptant d’importants effets secondaires, comme la prise de poids ou la diarrhée. En outre, ces solutions permettent seulement de contrôler la maladie, et non de la guérir.

Des expériences concluantes sur des souris

Après avoir été intensément nourries par un régime très gras jusqu’à les rendre obèses puis diabétiques, des souris se sont vues administrer par voie orale un médicament permettant de rétablir leur sensibilité à l’insuline. La clé de son succès ? Une enzyme appelée « Low Molecular Weight Protein Tyrosine Phosphatase” (LMPTP). En inhibant cette enzyme, les récepteurs détectent à nouveau l’insuline.

Stephanie Sanford, directrice des recherches à l’université de Californie, précise : « Notre inhibiteur permet l’activation des récepteurs de l’insuline dans les cellules du foie et annulent le diabète sans effet secondaire négatif visible ». Jusqu’à présent, les chercheurs se concentraient sur une autre enzyme de ce type, mais les effets secondaires restaient problématiques.

Après un mois de traitement, les souris ne présentent toujours aucun signe d’effet secondaire indésirable. Reste à faire les tests cliniques, pour voir si le médicament est aussi efficace chez l’Homme.

En 2015, 53% de la population française déclarait jouer aux jeux vidéo

— S.E.L.L.