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En 2017, la ville d’Amsterdam accueillera les premiers bateaux autonomes d’Europe

Après les métros ou encore les voitures, ce sont maintenant les bateaux qui gagnent en autonomie. Né d’une collaboration entre le MIT de Boston, l’institut AMS, l’Université de Delft (Pays-Bas) et l’Université de Wageningen (Pays-Bas), le projet Roboat consiste à déployer une flotte de bateaux totalement autonomes. Le lancement venant tout juste d’être annoncé, des prototypes devraient être déployés sur les canaux de la ville d’Amsterdam au cours des cinq prochaines années. 

Comme nous l’avons dit plus haut, les Roboat sont des bateaux qui se conduisent seuls, sans conducteur. L’un des objectifs du projet est de pouvoir transporter de la marchandise et des personnes en toute quiétude. Plus que de simple bateaux, ces véhicules pourront se regrouper afin de former des infrastructures temporaires telles que des ponts ou des scènes éphémères, qui se déferont une fois qu’ils ne sont plus utiles pour redevenir des bateaux.

« L’eau est porteuse de vie. En se focalisant sur le réseau hydrographique de la ville, Roboat peut créer des opportunités pour de nouvelles méthodes de détection dans l’environnement et d’adaptation au changement climatique. Cela va aider à maintenir la qualité de vie et une fonctionnalité durable de ce réseau », affirme le professeur Arjan van Timmeren, directeur scientifique de l’AMS. Ces véhicules sont donc également fabriqués dans un souci de maintenir une bonne qualité de vie.

Des capteurs seront installés de part et d’autres des bateaux afin d’évaluer et de surveiller les différents aspect qui pourraient impacter l’environnement et la santé des habitants de la ville. Par exemple, les bateaux feront des mesures régulières des égouts d’Amsterdam afin de limiter au maximum le nombre de germes porteurs de maladies.

© MIT Senseable City Lab
© MIT Senseable City Lab; capture d’écran via Youtube de la chaîne Rajamanickam Antonimuthu

Selon Arjan van Timmeren, les Roboat seront aussi utilisés pour repêcher des vélos dans le canal, ce qui serait très utile sachant que 12 000 vélos volés finissent au fond des canaux chaque année. Amsterdam, qui est la première ville européenne à tester ces bateaux automatisés, n’a pas été choisie par hasard puisque la superficie de la ville est composée à 25% d’eau.

Toutefois, elle n’est pas la seule à avoir accueilli des tests de ce type, puisque qu’en Californie, des tests de voiliers robots, qui servent à suivre la vie marine et la pêche ont aussi été effectués. Toujours aux Etats-Unis, le constructeur Rolls Royce travaille également sur une technologie qui permettra aux propriétaires de bateaux de le construire à distance. Cette technologie leur permettra également de donner l’ordre à leurs véhicules de s’amarrer seul.

Capture d'écran via Youtube, vidéo de la chaine Rajamanickam Antonimuthu
Capture d’écran via Youtube, vidéo de la chaine Rajamanickam Antonimuthu

Les premiers Roboat devraient être déployés durant l’année 2017 et devrait, selon les scientifiques de l’AMS, conquérir prochainement les autres pays européens. Dans tous les cas, cette innovation a déjà séduit, puisque certains estiment que ces machines feront moins d’erreurs que si elles étaient conduites par des humains. Les scientifiques estiment quant à eux qu’il est important que les bateaux aient d’autres fonctions que celles de transporter des marchandises ou de nous divertir.

Capture d'écran via Youtube de la chaîne Rajamanickam Antonimuthu
Capture d’écran via Youtube de la chaîne Rajamanickam Antonimuthu

A la rédaction, nous sommes agréablement surpris par ce projet technologique d’envergure, qui allie l’utile à l’agréable puisque rappelons-le, ces bateaux pourront aussi transporter des personnes. Et vous, que pensez vous de ces Roboat? Êtes-vous séduits par ce projet? Dans tous les cas, si vous souhaitez en apprendre plus sur les nouvelles technologies, voici 4 technologies innovantes pour révolutionner le quotidien des malvoyants.

Au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi, mieux vaut attendre un peu qu’on le change en ami

— Georges Brassens