Une ONG veut sculpter la tête de Trump sur un iceberg pour sensibiliser au réchauffement climatique

Les icebergs sont un véritable symbole du réchauffement climatique. Après « The Tip of Iceberg », le photomontage de l’artiste portugais Jorge Gamboa récemment utilisé par National Geographic pour dénoncer la pollution plastique dans les océans, une ONG souhaite sculpter la tête de président américain sur un iceberg pour alerter la population sur le conséquences du réchauffement climatique.

 

Après le Mont Rushmore, le Trumpmore

En avril dernier, l’ONG finlandaise Melting Ice a annoncé sa volonté de sculpter la tête de Donald Trump sur un iceberg. Un clin d’œil pour le climatosceptique à la tête des États-Unis, mais aussi un rappel imagé du Mont Rushmore à l’effigie des anciens présidents américains George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln dans le Dakota du Sud.

« Il y a encore des gens qui se demandent si le réchauffement climatique est un vrai problème. Nous voulons réaliser cette sculpture et voir combien de temps, elle va durer avant de fondre. Souvent, les gens ne croient que ce qu’ils voient de leurs propres yeux », annonçait le président de Melting Ice, Nicolas Prieto, dans un communiqué.

Le projet nécessite 400 000 euros, c’est pourquoi l’ONG a lancé une opération de crowdfunding sur différentes plateformes comme Kickstarter ou Indiegogo. La sculpture ferait 35 mètres de hauteur et 20 mètres de large. Si le projet est réalisé, la création sera filmée en direct tout comme la fonte les mois suivants. Une initiative louable, il reste toutefois à connaître l’empreinte carbone générée par ce projet dans l’Arctique.

Donald Trump comme effigie des climatosceptiques

Cette opération vise à sensibiliser sur le réchauffement climatique dans le monde, en partie ceux qui n’y croient pas, comme le président américain. Lors de sa campagne présidentielle, Donald Trump osait parler du réchauffement climatique comme un canular entretenu par la Chine dans le but d’affaiblir l’économie américaine. Il a également nommé le climatosceptique Scott Pruitt à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA)

Le 1er juin 2017, Donald Trump annonçait le retrait des États-Unis des accords de Paris dont l’objectif principal est de maintenir le réchauffement en dessous de 2 °C jusqu’à la fin du siècle. Les États-Unis sont les deuxièmes émetteurs de CO2 de la planète…

Fort heureusement, un an après cette annonce, certains endroits des États-Unis tiennent un engagement à petite échelle envers les accords de Paris. Le mouvement « We are still in » comprend 125 villes, 9 états, 902 entreprises et 183 universités respectent les conditions de la COP21.


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