Localisée dans le Finistère, cette exploitation de tomates en serre est la première de l’Hexagone à être touchée par le virus ToBRFV, qui pourrait avoir un impact majeur sur la filière s’il venait à se propager.

Un virus capable de décimer la totalité des plants contaminés

Cinquième producteur européen de tomates, avec quelque 520 000 tonnes produites l’année dernière, la France vient d’enregistrer le premier cas de virus touchant spécifiquement ce légume. Observé pour la première fois en Israël en 2014, le Tomato brown rugose fruit virus (ToBRFV) avait par la suite touché des cultures localisées au Mexique, aux États-Unis, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Grèce. Celui-ci s’attaque aux cellules de la tomate et peut décimer jusqu’à 100 % des plants contaminés d’un site de production.

Avec 14 kilos par an et par ménage, la tomate reste le légume le plus consommé par les Français. La confirmation du premier cas de contamination de tomates en serre par le virus ToBRFV, enregistré au sein d’une exploitation du Finistère, qui avait été placée sous séquestre sur demande du ministère de l’Agriculture dans l’attente des résultats définitifs de l’analyse, inquiète plus que jamais la filière. Et ce, à raison : la Bretagne produit actuellement plus de 30 % des tomates vendues dans l’Hexagone et 99 % de la production de cette région a lieu sous serre.

— Bogdan Vija / Shutterstock.com

Des conséquences majeures pour les professionnels du secteur et les particuliers

« On a reçu les résultats de l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation] sur les échantillons prélevés dans les serres qui étaient en suspicion dans le Finistère, et les résultats sont positifs, elles sont donc bien contaminées par le virus », a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué. « L’exploitation concernée a été confinée dans l’attente de la destruction des végétaux et de la désinfection du site dans les plus brefs délais », est-il par ailleurs précisé.

Comme l’a expliqué l’Anses dans un communiqué publié début février, « les tobamovirus se multiplient dans les cellules infectées au niveau du site de contact », se propagent « de cellule à cellule » et atteignent « les tissus vasculaires avant d’envahir la plante entière ». Par conséquent, l’ensemble des organes de la plante hôte se révèlent infectieux. Mais bien que le virus puisse survivre longtemps à l’air libre, il n’a heureusement aucun impact sur l’homme.

Pour le ministère de l’Agriculture, si le virus venait à s’étendre à l’ensemble du territoire national, cela « aurait des conséquences économiques majeures pour la filière mais également pour les jardiniers amateurs ».

Le virus ToBRFV affecte également les cultures de poivrons.

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athena

Déjà que dans le public certains craignaient la Corona Pils, maintenant ça va angoisser sur les tomates ! mdr