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La pandémie de Covid-19 continue de faire de nombreuses victimes partout dans le monde. Si certains croient que ce virus a été créé par l’homme, la communauté scientifique s’accorde sur le fait que l’origine de la pandémie est l’empiètement humain sur la vie sauvage. Face à cet état de fait, le gouvernement vietnamien a décidé d’interdire le commerce d’espèces sauvages pour éviter une nouvelle pandémie.

Une mesure absolument nécessaire pour éviter une nouvelle pandémie

Le Premier ministre vietnamien Nguyen Xuan Phuc a publié une directive visant à interdire le commerce d’espèces sauvages avec effet immédiat. En effet, cette décision répond aux préoccupations concernant le lien entre les maladies pandémiques, telles que le Covid-19, et les marchés de la faune. Il a été rapporté que le nouveau coronavirus est né fin 2019 sur un marché d’animaux vivants à Wuhan, en Chine. Les responsables vietnamiens espèrent que la nouvelle interdiction réduira ainsi le risque de futures pandémies.

À noter que le Vietnam est l’un des plus gros consommateurs de produits issus de la faune sauvage en Asie. En effet, les Vietnamiens sont friands de produits de la faune – souvent issus d’espèces en voie de disparition – qui sont utilisés dans la médecine traditionnelle ou dans la préparation de la cuisine exotique. En plus des risques liés aux diverses maladies, ces activités augmentent également la menace d’extinction de la faune, nuisent aux équilibres écologiques et au prestige de la nation, a précisé la directive.

Cette nouvelle directive concerne tous les types de transactions en liaison avec des espèces sauvages mortes ou vivantes, notamment les marchés et le commerce en ligne de ce type de marchandises. Elle interdit également la chasse, la saisie, l’abattage, le transport et la consommation illégale d’animaux sauvages. L’interdiction suspend également les importations d’animaux sauvages, de leurs œufs, larves, parties du corps et tous les autres dérivés, et ce, jusqu’à ce que de nouvelles instructions soient formulées. Le Premier ministre a également prévenu que des actions plus fermes seront prises pour ceux qui font la publicité – notamment sur les réseaux sociaux – du commerce d’animaux sauvages, a rapporté The Guardian.

Un premier pas salué par les militants écologistes, mais des efforts qui doivent être poursuivis

Cette décision du gouvernement vietnamien a été saluée par les organismes de protection de la faune, qui ont longtemps reproché aux autorités du Vietnam d’être complaisantes dans la lutte contre le commerce d’espèces menacées. Steven Galster, président du groupe anti-trafic Freeland, a notamment déclaré : « Le Vietnam doit être félicité d’avoir reconnu que le Covid-19 et d’autres pandémies sont liés au commerce des espèces sauvages. Ce commerce doit être interdit pour des raisons de sécurité sanitaire internationale et publique. »

Quoi qu’il en soit, les militants continuent leur combat, dans la mesure où ils estiment que certaines des mesures qui ont été prises ne vont pas encore assez loin. « L’interdiction de consommation d’animaux sauvages mentionnée dans la directive est insuffisante, car certaines utilisations de la faune sauvage telles que l’usage médicinal ou les animaux sauvages gardés comme animaux de compagnie ne sont pas couvertes », a déclaré Nguyen Van Thai, directeur de Save Vietnam’s Wildlife, à Reuters.

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