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Image d’illustration — akimov konstantin / Shutterstock.com

Les fouilles d’un site archéologique proche de Rome ont conduit à la découverte de nouvelles sections de dalles de marbre gravées, contribuant à éclairer le quotidien de l’empereur Hadrien.

Agenda impérial

Ayant duré un peu plus de deux décennies, le règne d’Hadrien a été marqué par la construction de monuments tels que le Panthéon, et du fameux mur visant à protéger la Bretagne romaine des invasions barbares. Découverts dans les ruines de l’antique ville portuaire d’Ostie, située à une trentaine de kilomètres de la capitale italienne, les vestiges récemment étudiés sont des fragments de fastes. Des documents gravés annuellement, décrivant les évènements auxquels participaient les empereurs et hauts fonctionnaires romains de l’époque.

Le premier évoque la cérémonie du 10 janvier de l’an 128, au cours de laquelle Hadrien s’était vu décerner le titre honorifique de « pater patriae » (père de la nation) par le Sénat romain, et son épouse Sabine celui d’Augusta. Selon l’inscription, l’empereur avait célébré l’évènement en offrant au peuple de Rome un congiaire (dans ce cas un don d’argent).

Le second fait référence au voyage d’Hadrien en Afrique cette même année, avant son bref retour à Rome entre juillet et août, au cours duquel l’empereur avait « consacré » un bâtiment majeur de la cité, potentiellement le Panthéon ou le temple de Vénus. Selon les experts, cet évènement serait probablement intervenu le 11 août, marquant le début de sa onzième année de règne.

La cité antique d’Ostie

Les fragments ont été découverts dans le forum de Porta Marina, grand bâtiment rectangulaire où les fastes étaient sculptés dans des blocs de marbre. Au cours de cette série de fouilles, les archéologues ont également mis au jour de vastes sections d’un sol en mosaïque, offrant un aperçu de la splendeur passée de la cité d’Ostie.

Depuis le XIXe, les excavations réalisées sur cet important site archéologique italien ont révélé les vestiges d’un théâtre, de thermes, d’écoles, de temples et d’une synagogue, ainsi que d’autres fragments de fastes, couvrant une période s’étendant de 49 à 175 de notre ère.

Il y a quelques mois, l’analyse d’un document administratif datant du règne de Ramsès II avait offert un aperçu tout aussi fascinant du quotidien des anciens Égyptiens, et plus particulièrement de leurs « congés maladie ».

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