L’Académie belge de médecine s’est récemment prononcée sur les risques du régime végan, qu’elle juge « inadapté et donc non recommandé » pour les enfants à naître, enfants et adolescents, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes.

Le véganisme peut entraîner des carences et déséquilibres difficiles à traiter

Il y a quelques jours, un rapport établi par la Commission de l’Académie belge de médecine à la demande de Bernard De Vos, délégué aux droits de l’enfant, a souligné les risques induits par une alimentation exclusivement végane pour les plus jeunes, et s’y est montrée largement défavorable en raison des carences qu’elle peut impliquer. Ce document pourrait permettre à l’État de retirer la tutelle des enfants aux parents qui s’obstinent à les nourrir uniquement de cette façon.

Les membres de l’Académie de médecine ont notamment mis en avant les manques en vitamine B12 induits par ce type d’alimentation. Présente dans les viandes, poissons, œufs et fromages, celle-ci se révèle notamment nécessaire au bon fonctionnement du cerveau et des cellules de notre corps. Le régime purement végétalien ou végan, qui concernerait 3 % des enfants belges, entrainerait également certains déséquilibres difficiles à traiter, comme un apport trop important en fibres, pouvant interférer dans l’absorption des minéraux et du fer.

« Inadapté aux enfants à naître, enfants, adolescents, femmes enceintes et allaitantes »

Sur un organisme jeune, se développant par définition rapidement, ces types de carences et déséquilibres peuvent avoir des conséquences très graves. Selon le rapport : « De nombreuses publications ont montré que le suivi d’un régime végan durant la grossesse et l’allaitement pouvait entrainer un retard de croissance chez le nouveau-né, un appauvrissement du sang en globules rouges (anémie mégaloblastique), un retard du développement psychomoteur, ainsi qu’un déficit relatif en fer, zinc, calcium, vitamine D et oméga 3. »

Par conséquent, l’Académie belge de médecine estime que le régime exclusivement végétalien est « inadapté et donc non recommandé pour les enfants à naître, les enfants et les adolescents, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes ». Bien qu’il existe divers examens par prélèvements sanguins pour savoir si une personne souffre de carences et y remédier rapidement, l’Académie s’y refuse fermement en expliquant « qu’il est anormal de devoir médicaliser un enfant né en bonne santé ».

Si les carences et déséquilibres induits par un régime exclusivement végan peuvent être compensés par la prise de compléments, leurs conséquences sur un organisme jeune peuvent être très graves.

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Françoise
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Françoise

Mais comment être sur de la qualité de la viande quand on voit les scandales sanitaires qui se succèdent ? La viande importée de Pologne, d’Angleterre et bientôt des pays d’Amérique latine et autres. Nourris aux antibiotiques et aux restes de bonbons (USA), grandis sans voir l’herbe et gavés de… Lire la suite »

Chloé
Invité
Chloé

Tout à fait d’accord avec Françoise et je rajouterai que dans ce cas là il faudrait faire les mêmes « sanctions » aux parents qui ne filent que des chips, plats tout fait et macdo à leurs gosses car les carences seront tout aussi présentes… Et c’est aller un peu loin