En 16 ans, les vaccins ont sauvé 20 millions d’enfants dans les pays pauvres

La vaccination est de plus en plus importante. Si de nombreux sceptiques s’expriment quant à leur refus du vaccin, les bénéfices tirés de ce type de traitement sont pourtant quantifiables. D’ailleurs, une nouvelle étude estime que 20 millions de vie ont été sauvées grâce aux programmes de vaccination.

 

Un impact sanitaire évident

Alors qu’onze vaccins seront obligatoires en France dès le 1er janvier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de publier une étude démontrant les bénéfices de la vaccination. Pour mener cette étude, des chercheurs de l’Université de Caroline du Nord se sont fondés sur la GAVI (Global Alliance for Vaccines and Immunization), une organisation qui souhaite améliorer la vaccination dans les pays les plus pauvres du monde.

Sur 73 pays pauvres, dont le revenu national brut par habitant était inférieur à 1 000 dollars américains en 2003, l’organisation a fait vacciner 580 millions d’enfants. Les chercheurs ont donc pris en compte les données de la couverture vaccinale sur 10 maladies courantes évitables (l’hépatite B, la rubéole, la fièvre jaune…) de 2001 à aujourd’hui, et les ont compilés avec les prévisions de la GAVI qui vont jusqu’en 2020. Le résultat ? Depuis 2001, 500 millions de cas de maladies ont pu être évités. 20 millions d’enfants ont été sauvés, 70 millions d’hospitalisation ont été évitées et 9 millions d’handicaps à long terme ont été prévenus. D’ici 2020, les vaccinations auront permis de préserver 960 millions d’années de vie saine (sans incapacité ou fort handicap).

Une économie de plusieurs milliards de dollars

La vaccination n’est pas seulement un traitement sanitaire, mais aussi une prévention financière. Les traitements qui surviennent après l’apparition de la maladie coûtent chers, d’autant plus pour les familles pauvres, que le GAVI analyse. Selon Sachiko Ozawa, un professeur ayant participé à l’étude, la vaccination fait économiser 350 milliards de dollars américain. Pour estimer ce montant, la chercheuse a pris en compte plusieurs facteurs : le coût des décès, le coût des traitements, le coût des transports vers les hôpitaux, les contributions économiques qu’une personne en bonne santé peut apporter…

Pour autant, il faudra investir pour délivrer ces vaccins aux pays pauvres. Madame Ozawa estime qu’il faudra 6,9 milliards de dollars entre 2016 et 2020 pour délivrer les programmes de vaccination. Cela dit, les bénéfices retirés de la vaccination sont bien trop énormes pour ne pas investir dans ces méthodes de traitement, aussi efficaces que nécessaires.


Les premiers sentiments sont toujours les plus naturels.

— Madame de Sévigné