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L’enseignement supérieur va connaître prochainement un bouleversement de taille. D’ici à 2022, 30 000 places vont être créées dans certains secteurs. Voici les annonces de la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal.

30 000 nouvelles places d’ici à 2022

C’est dans un entretien au Figaro que Frédérique Vidal a fait une annonce de taille. D’ici à 2022, 30 000 places vont être créées à l’université. La ministre privilégie les secteurs de « la santé et le paramédical, le numérique et le développement durable, toutes ces filières en tension, qui ont pris du sens au vu de ce qui s’est passé ces derniers mois ».

Les filières concernées sont les plus demandées par les étudiants. C’est pourquoi ces nouvelles places doivent aider l’enseignement supérieur à faire face à l’afflux de lycéens après un taux de réussite record au bac. En juillet, 10 000 places ont déjà été créées.

Pour créer autant de places, un budget de 180 millions d’euros est alloué à ce grand changement. Par ailleurs, cette mesure est présente dans le plan de relance présenté jeudi par Jean Castex. Frédérique Vidal ajoute que « l’idée est d’avoir un dialogue beaucoup plus fourni entre l’État et les régions pour définir les filières en tension ».

Le plan de relance en détail

Par ailleurs, l’enseignement supérieur va connaître de nombreux changements. Après une année perturbée, le ministère va recevoir au total 5,7 milliards d’euros, dont 4 milliards d’euros seront dédiés à la rénovation des bâtiments publics.

57 millions d’euros « pour financer des projets de développement numérique déposés par les universités » tels que « la formation des enseignants à l’utilisation des outils numériques et à la ‘scénarisation’ de cours, le recrutement d’ingénieurs pédagogiques, la création des cours avec des tournages de vidéos, l’achat de ressources et de l’équipement », relate Le Monde. En effet, « avec le confinement, tout le monde s’est mis au numérique. Des professeurs réticents ont découvert qu’il y avait un intérêt pédagogique à donner des cours en ligne, pour interagir avec leurs étudiants. »

Pour la ministre, « les établissements sont prêts à recevoir les étudiants » et elle « souhaite donc que l’on reprenne au maximum le présentiel pour tous ». Toutefois, elle partage sa plus grosse crainte : « Des étudiants vont probablement avoir du mal à trouver les petits jobs qui leur permettent habituellement de tenir le mois. Je crains que, par un effet boule de neige, certains abandonnent leurs études, faute de pouvoir les financer. »

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