Un beau pas en avant : la semelle de cette chaussure est composée de CO2 recyclé

Réaliser une chaussure à partir de CO2 recyclé semble impossible ? Et pourtant, NRG Energy, une entreprise américaine de production et de distribution d’énergie y est parvenue. Difficile à croire que la semelle de cette basket était auparavant de la pollution.

L’année dernière l’entreprise a lancé le NRJ COSIA Carbon XPRIZE, une compétition où les participants devaient montrer comment transformer les émissions carbone en une chose utile. « The shoe without a footprint », littéralement la chaussure sans empreinte a été élue concept gagnant. Mais comment ça marche ?

The shoe without a footprint est produite a partir de CO2 recyclé
The shoe without a footprint est produite a partir de CO2 recyclé

Après avoir été capturé à partir de centrales électriques ou autres industries lourdes, les ingénieurs de NRG Energy sont parvenus à transformer le CO2 en un nouveau type de mousse. Le dioxyde de carbone, qui aurait été rejeté dans l’atmosphère est alors mélangé à un catalyseur spécifique. En seulement deux heures, le mélange devient de la mousse.

Une fois la technologie aboutie, l’entreprise a mis en relation Marcel Botha, ingénieur et inventeur de celle-ci et D’Wayne Edwards, l’un des designer de la fameuse basket Jordan pour développer le prototype. Résultat : une paire de basket design et écofriendly !

The shoe without a footprint est produite a partir de CO2 recyclé
The shoe without a footprint est design et écofriendly

Aujourd’hui, seule la semelle de cette basket est composée de CO2 recyclé. Mais en approfondissant les recherches, l’entreprise pense parvenir à produire une basket dans sa totalité grâce à ce procédé révolutionnaire.

Et même si certains matériaux provenant de composants fossiles constituent cette basket, l’empreinte carbone de « The shoe without a footprint » est quasi nulle, voire négative.

Son empreinte carbone est nulle, voire négative
Son empreinte carbone est nulle, voire négative

Ce n’est pas la première fois que des chercheurs parviennent à réutiliser du dioxyde de carbone. En Islande, par exemple, une usine chimique le transforme en méthanol. Au Texas, une start-up recycle le CO2 pour fabriquer des matériaux utilisés dans les revêtements et les adhésifs. C’est également le cas de ces chercheurs qui ont réussi à convertir de l’eau et du CO2 en biocarburant.


Un homme est bien fort quand il s’avoue sa faiblesse

— Balzac