— Herschel Hoffmeyer / Shutterstock.com

Dépeint comme un animal particulièrement véloce dans la franchise Jurassic Park, le Tyrannosaurus rex tenait en réalité plus du marathonien que du sprinter selon cette nouvelle étude.

Différents profils de coureurs chez les dinosaures carnivores

Récemment publiée dans la revue PLOS ONE, cette étude menée par des chercheurs du Mount Marty College, aux États-Unis, montre que si des pattes plus longues étaient associées à des vitesses de pointe plus élevées chez les dinosaures de petite et moyenne taille, les prédateurs de plus d’une tonne n’étaient pas nécessairement plus véloces que leurs congénères plus petits, mais se déplaçaient en revanche plus efficacement, en conservant un maximum d’énergie.

Principaux prédateurs bipèdes de l’ère mésozoïque, les dinosaures théropodes ont fait l’objet de nombreuses recherches au cours des dernières décennies, s’étant penchées sur la relation entre leur façon de se déplacer et leur mode de vie. Alors qu’une grande partie de ces travaux portait sur leur vitesse de déplacement, l’équipe dirigée par Alexander Dececchi a estimé que celle-ci n’était peut-être pas le facteur le plus important à prendre en compte, en particulier pour les spécimens les plus massifs.

Dans le cadre de cette étude, l’équipe a cherché à estimer la vitesse de course maximale de plus de 70 espèces de théropodes (certains pesant moins d’1 kilo et d’autres jusqu’à plusieurs tonnes) ainsi que la quantité d’énergie dépensée lorsqu’ils se déplaçaient à une allure plus modérée. Pour ce faire, ceux-ci se sont appuyés sur les proportions de leurs membres arrière, le rapport de leur longueur au reste du corps, leur masse corporelle ou encore la démarche propre à chaque espèce.

Vue d’artiste d’un Daspletosaurus (cousin du T. rex) poursuivant un Spinops (appartenant à la même famille que le Triceratops) ― © Julius Csotonyi / Creative Commons

« Pour des géants comme le T. rex, la vie était un marathon et non un sprint »

Bien que la course soit importante chez les grands prédateurs, ceux-ci passent généralement beaucoup plus de temps à errer dans la nature à la recherche de nourriture. Ce que semblent montrer les résultats de l’étude, qui suggèrent que, si la vitesse était un avantage majeur pour les dinosaures carnivores pour chasser leurs proies et échapper à leurs prédateurs, les longs membres arrière des théropodes géants permettaient vraisemblablement de réduire leur dépense énergique au cours des longues heures passées à rechercher des proies.

En d’autres termes : ceux-ci étaient plus endurants, et profilés pour de longues marches plutôt que des sprints. Ce qui souligne l’impact des proportions du corps sur la capacité de course et l’effet limitant de la grande taille du corps sur la vitesse de déplacement, jusqu’alors négligé chez les dinosaures.

« Il s’agit en fait d’une économie très bénéfique », ajoutent les auteurs de l’étude. « Les plus petits théropodes étaient à la fois chasseurs et chassés, leur vie était par conséquent plus rythmée. À l’inverse, pour des géants comme le T. rex, prédateur de haut niveau sans ennemis naturels, la vie était un marathon et non un sprint », concluent-ils.

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Alain Smeekens
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Alain Smeekens

ça me fait une belle jambe, il n’y aurait pas d’articles plus intéressant à lire que des suppositions sur quelques os?