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Un gigantesque trou s’est ouvert dans la couche d’ozone à un endroit des plus inhabituels de la planète. S’il est plus ou moins fréquent d’en détecter au pôle Sud, cela est un phénomène très rare en Arctique. Pourtant, un trou dont la taille fait trois fois la superficie du Groenland est en train de se former au pôle Nord.

Le plus gros trou d’ozone jamais observé au pôle Nord

Une confluence d’évènements atmosphériques a généré le plus grand trou dans la couche d’ozone jamais mesuré au-dessus de l’Arctique. Selon les scientifiques de l’Agence spatiale européenne (ESA), un puissant vortex polaire a piégé de l’air particulièrement froid dans l’atmosphère au-dessus du pôle Nord. Cela a permis à des nuages ​​de se former dans la stratosphère, où se trouve également la couche d’ozone. Dans ces nuages, des gaz réfrigérants ont réagi avec les rayons ultraviolets du soleil. Cela a libéré des atomes de chlore et de brome dont la réaction a provoqué un appauvrissement de l’ozone.

Les scientifiques de l’ESA ont utilisé les données du satellite Sentinel-5P du programme Copernicus pour constater cette diminution conséquente de la quantité d’ozone dans l’Arctique. Ils ne s’attendaient pas à ce qu’un tel évènement se produise étant donné que si les deux pôles perdent de l’ozone pendant leurs hivers, l’Arctique a tendance à en perdre beaucoup moins que l’Antarctique. « De mon point de vue, c’est la première fois que vous pouvez parler d’un véritable trou d’ozone dans l’Arctique », a déclaré Martin Dameris, un scientifique atmosphérique au Centre aérospatial allemand, à la revue Nature.

À l’heure actuelle, le trou dans la couche d’ozone dans l’Arctique couvre une superficie équivalente à trois fois la superficie du Groenland. Si cela semble très impressionnant, il faut savoir que ce trou inhabituellement grand dans la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique est considérablement plus petit que le trou le plus grand observé en Antarctique. « Le trou d’ozone que nous observons au-dessus de l’Arctique cette année a une extension maximale de moins de 1 million de km2. C’est petit par rapport au trou de l’Antarctique, qui peut atteindre une taille d’environ 20 à 25 millions de km2 avec une durée normale d’environ 3 à 4 mois », a déclaré Diego Loyola, du Centre aérospatial allemand, dans un communiqué de l’ESA.

Le phénomène est dû au réchauffement climatique

Quoi qu’il en soit, Vincent-Henri Peuch, directeur du service de surveillance de l’atmosphère de Copernicus, a expliqué à The Guardian que cela ne signifie pas que les émissions appauvrissant la couche d’ozone augmentent. Par ailleurs, l’existence de cet énorme trou dans la couche d’ozone devrait se fermer naturellement dans quelques semaines. Selon les scientifiques, le trou dans la couche d’ozone s’est formé vers le 14 mars et devrait disparaître à la mi-avril. En attendant ce délai, la prudence est de rigueur pour les personnes habitant dans la zone touchée par le phénomène, dans la mesure où cela provoque une augmentation des rayonnements ultraviolets.

Quant à savoir si ce phénomène risque de se reproduire dans le futur, rien n’est encore sûr, ont déclaré les scientifiques de l’ESA. Les conditions météorologiques extrêmes qui ont généré le trou dans la couche d’ozone au pôle Nord sont bel et bien une résultante du changement climatique. Cependant, il est trop tôt pour déclarer que l’appauvrissement de la couche d’ozone dans l’Arctique continuera de s’aggraver si le changement climatique se poursuit sans contrôle.

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Patrice LoiselFirst Auteurs de commentaires récents
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L’histoire du trou dans la couche d’ozone était créé par les fluide frigorigènes CFC type R12(~1990). Ceux ci on été remplacé par les HCFC type R22 beaucoup moins nocif(~2000). Le trou de la couche d’ozone s’est mis a se réduire. Aujourd’hui les FFrigo sont des HFC(~2010) qui ne sont plus… Lire la suite »