Après l’annonce de deux cas de peste pneumonique la semaine dernière, un troisième individu, souffrant de peste bubonique, a également été hospitalisé à Pékin. Vingt-huit personnes ont également été placées en quarantaine dans la province autonome de Mongolie-Intérieure, dont sont originaires les trois malades.

Trois cas de peste recensés en Chine en moins d’une semaine

Causée par des bactéries et généralement transmise par les piqûres de puce ou les morsures d’animaux infectés, la peste peut prendre trois formes : bubonique (gonflement des ganglions lymphatiques), septicémique (empoisonnement du sang) ou pneumonique (touchant les voies respiratoires). Au cours du Moyen Âge, les épidémies de peste ont dévasté l’Europe et provoqué la mort de 50 millions de personnes.

S’il existe des antibiotiques permettant de la traiter, celle-ci est loin d’avoir disparu et connaît même une résurgence ces dernières années dans différentes régions du monde. Le 12 novembre, le gouvernement chinois a annoncé que deux personnes souffrant de peste pneumonique avaient été hospitalisées à Pékin.

Souche la plus virulente et la plus mortelle de la maladie, celle-ci prend naissance dans les poumons et peut être transmise par voie aérienne (toux, éternuements) selon l’OMS, qui précise par ailleurs que celle-ci se révèle toujours mortelle lorsqu’elle n’est pas traitée. Samedi dernier, c’est cette fois un cas de peste bubonique, forme la plus courante de la maladie, qui était enregistré dans le comté de Huade, vraisemblablement causé par l’ingestion de viande de lapin sauvage contaminée.

Classée comme maladie réémergente par l’OMS

Plus préoccupant, les trois cas recensés sont tous trois originaires de Mongolie-Intérieure, une région rurale limitrophe de la Mongolie et de la Russie. Si les autorités chinoises ont assuré samedi qu’il n’existait « aucune preuve de la propagation de la peste à Pékin » et « aucun lien » entre les deux cas de peste pneumonique et celui de peste bubonique, le troisième à être enregistré dans la région en 2019, ayant débouché sur la mise en quarantaine de 28 personnes. Il y a quelques mois, un couple mongol avait succombé à la peste bubonique après avoir consommé le rein cru d’une marmotte.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, au moins 1 000 personnes à travers le monde contractent chaque année la peste. Ce qui constitue une estimation résolument modeste au regard du nombre de cas non déclarés. Les trois pays les plus touchés sont la République démocratique du Congo, Madagascar et le Pérou.

Si l’Europe se trouve pour l’heure épargnée, les Centers for Disease Control and Prevention estiment qu’environ 7 Américains contractent la peste chaque année. En 2015, deux personnes en étaient mortes au Colorado, État dans lequel huit cas avaient été signalés l’année précédente. Depuis 1999, 50 000 cas humains de peste ont été recensés, ce qui a poussé l’OMS à la classer comme maladie réémergente.

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