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Des découvertes suggèrent des chambres secrètes dans la tombe de Toutânkhamon

L’illustre Néfertiti pourrait y avoir été inhumée

Statue dorée égyptienne avec vautour sacré devant une fresque gravée
— AsiaTravel / Shutterstock.com

De nouvelles recherches suggèrent que la tombe de Toutânkhamon, ouverte en 1922, aurait pu à l’origine être construite pour la reine Néfertiti, puis réattribuée à « l’enfant-pharaon » suite à sa mort prématurée.

Un tombeau réattribué

Ayant régné aux côtés d’Akhenaton durant la seconde moitié du XIVe siècle avant notre ère, Néfertiti était une figure clé de la famille royale d’Amarna, et aurait même pu se voir accorder le statut de pharaon à part entière sous le nom de Smenkhkarê. Bien que sa dépouille n’ait jamais été retrouvée, en 2015, l’égyptologue britannique Nicholas Reeves a émis l’hypothèse qu’elle se trouvait potentiellement dans une section cachée de la tombe de Toutânkhamon, ou KV 62.

Cette idée était elle-même fondée sur les conclusions de plusieurs archéologues éminents, dont Howard Carter, à l’origine de la découverte du tombeau, qui avaient noté la surface réduite de la chambre funéraire royale et une structure dont le plan déviait vers la gauche, caractéristique typique des sépultures des reines de la XVIIIe dynastie.

Seule candidate chronologiquement plausible, Néfertiti aurait pu être inhumée dans la KV 62, puis celle-ci réaménagée suite à la mort précoce de Toutânkhamon à l’âge de 19 ans. Une possibilité aujourd’hui étayée par des relevés géoradar, thermiques ainsi que gravimétriques, réalisés au cours de la dernière décennie écoulée.

Incluant Reeves, les archéologues de l’Amarna Royal Tombs Project évoquent « une probabilité élevée pour l’existence d’un complexe funéraire s’étendant sur une trentaine de mètres au nord de la KV 62 ». Cet espace pourrait abriter cinq ou six chambres funéraires supplémentaires, reliées par des passages qui auraient été murés au cours de l’Antiquité.

Akhenaton et Néfertiti — CosmoWenman / Creative Commons

Percer les secrets de la KV 62

Pour confirmer l’existence de ces « vides », et, le cas échéant, déterminer quelles figures égyptiennes y reposent, les archéologues devront percer physiquement les murs de la tombe KV 62 afin de pouvoir y glisser une minuscule caméra. Si la demande récemment déposée est acceptée, un premier aperçu pourrait être obtenu dans le courant de l’année.

« La confirmation d’une telle extension ne représenterait pas seulement la découverte archéologique la plus importante réalisée dans la Vallée des Rois depuis celle de la tombe de Toutankhamon », écrivent les chercheurs. « Elle redéfinirait fondamentalement notre compréhension de l’histoire politique, religieuse et dynastique de la période d’Amarna elle-même. »

Précédemment, l’étude des vestiges du tombeau de Toutânkhamon avait suggéré l’invention de rites funéraires élaborés au cours de son règne.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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