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Image d’illustration — Captain Wang / Shutterstock.com

Des chercheurs jordaniens et qataris ont dévoilé un concept de tour solaire « double action » innovant, ouvrant la voie à une production d’énergie propre 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Une conception innovante

Les tours solaires à courant ascendant reposent sur le chauffage de l’air au niveau du sol, piégé sous une structure s’apparentant à une serre géante. Celui-ci va ensuite naturellement s’élever vers les turbines de l’installation et les actionner. Si cette approche s’est révélée prometteuse dans un cadre expérimental, elle n’a jusqu’à présent jamais été démontrée à l’échelle réelle (des structures très hautes, aux coûts de construction élevés, s’avérant nécessaires pour assurer un bon différentiel de température).

De leur côté, les tours à courant descendant reposent sur un système de brumisation, qui va permettre de refroidir et d’alourdir l’air ambiant au sommet de la structure, afin qu’il descende et actionne les turbines du dispositif.

L’approche « double action » imaginée par les chercheurs de l’université technique Al Hussein et de l’université du Qatar implique une tour à courant ascendant centrale, encadrée par dix structures à courant descendant. La structure test mesurait environ 200 mètres de haut pour 13,6 de large et accueillait une vaste aire de collecte (250 mètres de diamètre) à sa base.

Plus de 750 mégawattheures d’énergie propre par an

Basées sur les données météorologiques des environs de la ville de Riyad, les simulations réalisées ont montré qu’un tel système permettrait de produire environ 753 mégawattheures d’énergie propre par an. Les tours à courant descendant (mesurant chacune 1,8 mètre de diamètre) fonctionnant 24 heures sur 24 pour générer environ 400 MWh, complétés par les 350 produits en journée par la tour à courant ascendant (10 mètres de diamètre).

Selon l’équipe, un tel rendement s’avère 2,14 fois supérieur à ceux de conception similaire à courant ascendant seul.

Si de telles infrastructures se révéleraient plus efficaces dans les régions désertiques chaudes et sèches, les chercheurs notent que l’approvisionnement en eau pourrait constituer un obstacle à leur déploiement. La prochaine étape consistera à estimer précisément le coût de revient de l’électricité par rapport aux installations solaires classiques.

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