Cette nouvelle théorie mise au point par des chercheurs canadiens estime que les trous noirs supermassifs se formeraient sur des périodes de temps extrêmement brèves puis cesseraient subitement de croître, ce qui permettrait d’expliquer les observations récemment réalisées.

Les trous noirs supermassifs représentent plusieurs milliards de masses solaires

Lorsqu’elles sont en fin de vie, les étoiles massives (représentant plusieurs masses solaires) s’effondrent sur elles-mêmes. Leur densité est alors telle que même la lumière ne parvient plus à s’en échapper : on parle alors de trou noir. Jusqu’à récemment, les scientifiques pensaient que l’ensemble des trous noirs de notre Univers se formaient à partir de restes d’étoiles, et que les plus massifs d’entre eux le devenaient après avoir capté et aggloméré de la matière pendant des milliards d’années.

Mais la découverte de plusieurs trous noirs supermassifs (représentant plusieurs milliards de masses solaires) ces dernières années a remis cette théorie en question. Les observations réalisées ont en effet révélé que ceux-ci existaient déjà lorsque notre Univers, alors considéré comme « primitif », n’avait que 800 millions d’années, ce qui sous-entendait qu’ils ne pouvaient être nés de l’effondrement d’étoiles et de l’agglomération lente de matière stellaire. C’est précisément ici qu’intervient la théorie de l’effondrement direct.

La théorie de l’effondrement direct

Développée par des chercheurs de l’Université de Western Ontario et présentée dans la revue Astrophysical Journal Letters, cette nouvelle théorie mathématique repose sur une hypothèse simple : les trous noirs supermassifs se formeraient et se développeraient en réalité sur des périodes de temps extrêmement brèves, avant de cesser brutalement de croître. D’où l’emploi du terme « direct », puisque ce processus se révèlerait beaucoup plus rapide que l’effondrement « classique » et ne ferait pas intervenir de restes stellaires.

Comme l’a expliqué Shantanu Basu, chercheur à l’Université de Western Ontario et co-auteur de cette théorie autorisant des masses initiales beaucoup plus importantes que celle de l’effondrement stellaire : « Dans notre scénario de l’effondrement direct, les trous noirs supermassifs n’ont connu qu’une brève période de croissance rapide, puis à cause de toutes les radiations dans l’Univers créées par d’autres trous noirs et étoiles, leur production s’est subitement arrêtée. »

Shaikh Ayy/ Shutterstock.com

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ZapolsPatrick ForgetnooneMister_M Auteurs de commentaires récents
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Mister_M
Invité
Mister_M

euh … selon moi les trous noirs supermassifs n’ont rien à voir avec un astre qui s’effondre sur lui-même … d’ailleurs l’existence de ces trous noirs stellaires n’a jamais été formellement prouvée, une erreur d’estimation des distance ferait de ce trou noir une étoile à neutron (ce qui répond à… Lire la suite »

Patrick Forget
Invité
Patrick Forget

Une théorie, basée sur UNE hypothèse, c’est une hypothèse pas une theorie!????