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Suite à une réclamation de la Convention citoyenne pour le climat, le gouvernement va déposer un amendement instaurant un malus au poids sur les véhicules de plus de 1 800 kilogrammes. Une mesure pour réduire la pollution. Au-delà de ce poids, 10 euros de taxation par kilogramme de poids s’ajouteront au prix des véhicules.

Il y aura toutefois des exceptions

Cette mesure a pour but d’inciter les Français à acheter des véhicules plus légers et moins polluants. À l’origine, la Convention citoyenne pour le climat a réclamé un malus au poids à 10 euros par kilogramme au-delà de 1 400 kilogrammes. Cependant, le gouvernement a finalement opté pour 1 800 kilogrammes afin de donner une petite marge aux constructeurs automobiles, dont les finances ont déjà considérablement baissé en raison de la pandémie de Covid-19. Des exceptions seront toutefois faites pour les voitures électriques et les familles nombreuses, qui sont généralement contraintes d’utiliser des véhicules plus volumineux.

De son côté, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, s’est vivement opposé à cette mesure. « Dans le contexte économique actuel, je ne veux aucune augmentation d’impôt et je veux protéger les emplois industriels, les usines et le pouvoir d’achat des Français », a-t-il déclaré en septembre dernier. En revanche, Barbara Pompili, la ministre de l’Écologie, pense qu’elle est plus que nécessaire. « L’alourdissement du parc automobile, c’est plus de matériaux et d’énergie consommés, plus de pollution, moins d’espace public disponible. Le malus au poids que nous instaurons est un signal fort et nécessaire pour mieux prendre en compte l’empreinte écologique des véhicules les plus lourds », a-t-elle expliqué dans un tweet.

Peu de SUV taxés avec le malus

Cette mesure concernera très peu de SUV. En effet, les véhicules pesant plus de 1 800 kilogrammes représentent seulement 2 % des ventes des voitures neuves. Ainsi, le malus touchera uniquement des véhicules tels que la Porsche Cayenne, le Range Rover et l’Audi Q7. En revanche, parmi les 20 SUV les plus vendus en France, aucun ne pèse plus de 1 800 kilogrammes. Par ailleurs, le gouvernement avait déjà indiqué que cette mesure ne toucherait aucun constructeur français.

Malgré tout, les professionnels de l’auto déplorent cette mesure. « C’est une douche froide. Il s’agit d’un revirement gouvernemental dont nous n’avons pas été informés. Tout cela pose un problème de confiance, de lisibilité, de cohérence. Nous avons besoin de stabilité fiscale, pas de changements de pied tous les dix jours. Et puis tout le monde sera perdant, car ces véhicules se vendront de toute manière, mais dans des concessions belges ou luxembourgeoises… Il ne faudrait pas oublier qu’en plus d’être en état d’urgence sanitaire le pays est aussi en état d’urgence économique », a déclaré Xavier Horent, délégué général du CNPA.

De leur côté, les environnementalistes ont bien évidemment salué le geste du gouvernement. L’organisation non gouvernementale WWF indique qu’il s’agit d’un geste gouvernemental historique. Néanmoins, elle déplore que le projet ne concerne que très peu de véhicules lourds, sachant que le poids moyen des véhicules en France est de 1 240 kilogrammes.

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Démagogie…ces vehicules circulant en France sont deja en partie immatriculé à l’etranger.
L’europe écolo…