Ce lundi, le département de l’Énergie des États-Unis a officiellement annoncé qu’il allait fabriquer Aurora, un superordinateur dont la puissance de calcul phénoménale pourrait permettre des avancées majeures dans différents domaines, notamment la recherche médicale.

La puissance de calcul d’Aurora pourrait permettre des avancées scientifiques majeures

Le supercalculateur Aurora, qui devrait être livré à l’Argonne National Laboratory de Chicago en 2021, deviendra le premier ordinateur américain capable d’effectuer 1 quintillion d’opérations à la seconde (1 exaflop en langage informatique), une puissance de calcul tout bonnement sidérante qui pourrait permettre des avancées scientifiques spectaculaires. Ainsi, celui-ci se révèlerait théoriquement cinq fois plus puissant que Summit, supercalculateur construit par IBM en 2018 actuellement considéré comme le plus rapide au monde, et huit fois plus performant que Sierra, numéro 2 mondial.

De nombreux pays tentent de franchir la barre symbolique de l’exaflop, en raison des avancées majeures que permettraient une telle puissance de calcul dans de nombreux domaines, et plus particulièrement celui de la recherche. En ayant accès à des modèles informatiques plus précis et crédibles, les scientifiques seraient ainsi à même de mieux prévoir les effets du changement climatique, calculer plus efficacement les interactions entre différentes molécules pour mettre au point de nouveaux médicaments, simuler le fonctionnement de l’univers ou créer des cellules photovoltaïques beaucoup plus performantes.

Un superordinateur à 500 millions de dollars pour faire face à une rude concurrence

Comme l’a expliqué James Richard Perry, secrétaire d’état américain à l’énergie : « Les progrès innovants qui seront réalisés avec Aurora auront un impact significatif sur nos sociétés ». De son côté, Paul Kearns, directeur de L’Argonne National Laboratory a déclaré que ce système « allait contribuer à accélérer la découverte scientifique par la combinaison du calcul haute performance et de l’intelligence artificielle afin de résoudre des problèmes du monde réel, comme l’accélération des traitements médicaux, la cartographie du cerveau ou encore le développement de nouveaux matériaux plus performants ».

Conçu en partenariat avec Intel et Cray Computing, Aurora devrait coûter la bagatelle de 500 millions de dollars au gouvernement américain. Basé sur l’architecture Intel Xecompute, ce dispositif intègrera la future génération de processeurs Intel Xeon Scalable et de la mémoire dite « persistante ». Les États-Unis espèrent que sa puissance de calcul se révèlera suffisante pour concurrencer voire dépasser les autres supercalculateurs prévus au cours des prochaines années. La Chine et la France entendent en effet de lancer leur superordinateur exaflopique l’année prochaine, tandis que le Japon table sur une mise en service en 2022 pour le sien.

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TNZ

Il faut bien ça à Intel pour limiter les jets de cailloux