Découvrez Supa Supa, une petite pépite de web-série qui mêle animation japonaise et jeux vidéo

Aujourd’hui, nous vous présentons la nouvelle web-série française qui fait trembler la toile : Supa Supa. Entre humour décalé et supers pouvoirs, cette réalisation qui mêle stop motion et pixilation est une petite pépite ! Nous avons pu rencontrer ses réalisateurs, Steven Briand et Julien Jourdain de Muizon, pour qu’ils nous en disent plus.

Réalisée par le collectif Bounty Banana et produite par Vast Be Mess et FranceTVnouvellesécritures, Supa Supa met en scène un jeune homme prêt à tout pour séduire La Fille. Il découvre alors son super pouvoir : manipuler le réel en pixilation. Mélangeant différentes techniques de réalisations, notamment le stop motion et pixilation, Supa Supa est une série originale et décalée qui nous plonge dans l’univers de ses réalisateurs. Une véritable bouffée d’air frais made in France.

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D’où vous est venue l’idée de la série SUPA SUPA ? 

Steven : Au tout départ, Julien s’habillait toujours avec un style un peu urban tactical ninja. Un jour, je me suis dit qu’on pourrait en faire un vrai perso d’anime, on en a parlé, on a fait des tests et l’idée était née : Supa Supa, un superhéros du quotidien dont les pouvoirs s’expriment en stop motion/pixilation.

Julien : Steven m’a demandé un jour de venir au parc de la Villette avec des habits spécifiques en tête de ma garde robe. Il voulait faire des trucs de super-pouvoirs en pixilation. Au fur et à mesure des tests, on a discuté d’un univers possible pour ce personnage.

 

La série est très originale et réunit plusieurs techniques de réalisation, notamment le stop motion et le dessin animé, quelles ont été vos influences ? 

Steven : La japanimation, le cinéma d’action américain et asiatique, les jeux vidéos et notre expérience d’animateurs. On bosse en publicité depuis quelques années et au fur et à mesure des projets, on a des idées qui viennent et qui s’accumulent sans qu’on trouve le moyen de les faire. Supa Supa, ça a été l’opportunité de les mettre en oeuvre autour d’une histoire simple mais avec laquelle on pouvait s’amuser et explorer notre univers.

Julien : Depuis que j’ai vu des choses comme Gumball ou certains clips, je cherche a mixer les médias. Notamment 2D et live. Avec nos influences communes, de notre jeunesse notamment, et nos profils qui diffèrent par certains points, on avait un bon terreau d’envies pour expérimenter.

 

On ressent vraiment l’influence des jeux vidéo dans la série, êtes-vous passionné par cet univers ?

Steven : Je ne game pas, mais je regarde pas mal les gameplay sur YouTube. C’est une bonne source d’inspiration, tant en termes d’univers, d’intrigues que d’animation. Les jeux vont souvent beaucoup plus loin que ce que le cinéma propose, ils ne sont pas contraints par la réalité physique de fabrication d’un film.

Julien : Je ne joue pas autant que je voudrais mais je reste passionné de jeux vidéo. J’ai surtout pu beaucoup joué étant jeune et c’est sûrement pour cela que l’influence jeux vidéo est plutôt rétro.

 

Avec l’utilisation de différentes techniques, combien de temps mettez-vous pour réaliser un épisode ? 

Steven et Julien : on avait à peu près un jour par épisode à chaque étape de fabrication, excepté l’écriture. Soit un jour de prépa, un jour de tournage, un jour de montage, un jour d’effets visuels, un jour pour le son et la musique. Soit cinq jours en tout par épisode, de la prépa à l’épisode terminé. C’était un rythme très soutenu.

 

Comment vous répartissez-vous le travail ?

Steven et Julien : On prend la majeure partie des décisions à deux, on a construit l’univers ensemble. Maintenant, sur certains points, l’un va avoir une vision plus précise que l’autre. On fait confiance à l’autre dans ces moments-là. Par exemple Steven a fait le conservatoire et a donc naturellement plus pris en charge les questions liées à la musique. Quant à Julien, étant pratiquant d’arts martiaux et de tir, il a plus supervisé les combats. Par moment, on a des divergences, et là on discute jusqu’à tomber d’accord. Sur le plateau, ce genre de moment va vite parce qu’on a pas le choix, mais en prépa, certaines discussions ont pu durer plusieurs jours. On a débattu de la coiffure de la comédienne principale pendant presque 10 jours avant de se fixer sur les tresses !

 

Comment avez-vous appris ces différentes techniques de réalisation ? 

Steven et Julien : Nous avons tous deux été formés à l’ENSAD (École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs), en cinéma d’animation. Là-bas, on étudie les différentes techniques, mais on nous laisse nous spécialiser dans ce qui nous plaît. La stop mo, c’est un moyen économique de mettre en scène ses idées dans le réel. Et puis, une fois sortis de l’école, on a gardé cet esprit d’expérimentation à travers nos travaux respectifs. Je travaille beaucoup en prise de vue réelle, Julien travaille davantage en animation 2D. La stop motion et les effets visuels nécessitant peu d’images numériques sont notre terrain commun en quelque sorte.

 

Pourquoi avez-vous décidé de bannir les dialogues de la série ? 

Steven et Julien : notre pilote était muet et avait eu un fort retentissement sur la toile avec plus d’un million et demi de vues. On est resté dans l’idée d’écrire un format que n’importe qui pourrait regarder, même s’il n’est pas français.

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Que diriez-vous à nos lecteurs qui ne connaissent pas encore SUPA SUPA pour les inviter à regarder la série ? 

Steven : Supa Supa, c’est comme une table d’anniversaire remplie de bonbons, de gâteaux et de coca : vous y trouverez forcément quelque chose que vous allez aimer. Et il y a tellement de plats qu’on a prévu des making of au mois de janvier, pour vous expliquer un peu comment on a cuisiné tout ça.

Julien : Plusieurs scientifiques s’accordent à dire que regarder Supa Supa réduit les risques de cancer et de coliques de 106%. Certains disent avoir entendu Dieu.

Merci beaucoup de nous avoir accordé de votre temps pour répondre à nos questions. Bravo pour la série, la rédaction du Daily Geek Show l’adore ! 

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Le dimanche 11 décembre, deux nouveaux épisodes seront disponibles avec, entre autres, un guest surprise. N’hésitez pas à suivre la série et son évolution sur Twitter, Facebook, et Instagram.


Chaque année, 23.000 dauphins sont capturés et tués au Japon.

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