Vous pouvez enfin connaître la qualité de l’air que vous respirez dans certaines stations de métro

A Paris, vous pouvez surveiller la qualité de l’air aussi bien dans les rues que le métro et chacun peut y prendre part. Que vous soyez parisien ou de passage dans la capitale, vous pouvez désormais consulter en temps réel la qualité de l’air dans certains tronçons du métro. 

TOUT LE METRO EST-IL CONCERNÉ PAR CETTE NOUVEAUTÉ ?

Pour le moment, seules les mesures de certaines stations de métro sont consultables sur un site dédié mis en place par la RATP. Mis en circulation le 12 avril dernier, ce site présente les mesures sur la qualité de l’air et bien plus encore. Des informations diverses comme le taux d’humidité sur les quais, la température ou encore le taux de particules fines à un moment précis de la journée y sont également renseignées.

Les stations proposant ces informations sont à l’heure actuelle l’arrêt Châtelet sur la ligne 4, l’arrêt Franklin D.Roosevelt sur la ligne 1 et la gare d’Auber, station desservie par le RER A. Si l’accès à ces mesures est récent, la RATP observe de près la qualité de l’air de son réseau ferroviaire depuis 1997.

LE METRO, UN LIEU TRÈS POLLUÉ ?

Si en surface, l’air est assez pollué, la situation est identique sous les rues de Paris. Le réseau de la RATP est régulièrement exposé aux particules fines, ce qui fait que la qualité de l’air est régulièrement contrôlée.

Composées essentiellement de fer, ces particules proviennent du freinage des trains, de la friction entre les railles et les roues du train. Cela fait que plus le trafic est important, plus la pollution est élevée. Le fait de rendre certaines des mesures publiques témoigne d’une volonté de la RATP de mieux renseigner ses usagers mais aussi de l’importance qu’elle porte à la qualité de l’air dans son réseau.

Selon la compagnie, cette dernière est bonne alors que pour Airparif, «  la qualité de l’air est mitigée. Certains polluants comme le dioxyde d’azote sont en plus faible quantité qu’à l’extérieur, ou quasiment absents comme l’ozone. D’autres comme les particules peuvent atteindre des niveaux beaucoup plus élevés dus à la circulation des rames et la fréquentation.”

QUE FAIT LA RATP POUR LUTTER CONTRE CETTE POLLUTION ?

Dans un communiqué, la compagnie a affirmé son engagement dans la lutte contre la propagation des particules fines via une série d’actions touchant plusieurs composantes. Les nouveaux trains vont être équipés d’un système de freinage électrique pensé pour réduire les émissions de particules.

La RATP va également investir près de 45 millions d’euros pour revoir entièrement le système de ventilation de toutes les stations. Enfin, pour améliorer davantage la qualité de l’air au cœur du réseau souterrain, la région Île de France à lancé « Innovations pour nos stations », un appel à projets dans la lignée des chantiers mis en place par la RATP et destiné à réduire la pollution dans le métro.


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— @DailyGeekShow