— © Alejandro Linares Garcia / Wikimedia Commons

Alors qu’il avait été longtemps supposé que le squelette trouvé au Palacio de Cortés était celui d’un moine espagnol, une récente analyse a montré qu’il s’agissait en réalité de celui d’une femme aztèque.

Mystère au palais des Cortés

Situé à Cuernavaca, au sud de Mexico, le Palacio de Cortés (ou palais des Cortés) avait été endommagé par le tremblement de terre meurtrier de Puebla en septembre 2017. Dans le cadre de la rénovation de la structure, construite sur les vestiges d’un ancien site aztèque, des chercheurs de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH) ont procédé à l’examen des restes du supposé moine y étant exposés.

Le court descriptif accompagnant le squelette, évoquait un « homme aux vertèbres déformées », potentiellement « le moine Juan Leyva, au service de la marquise Doña Juana de Zúñiga de Arellano, épouse de Hernán Cortés et résidente du palais ». Toutefois, sa posture particulière suggérait qu’il puisse également s’agir d’une sépulture indigène.

Afin de résoudre ce mystère, les archéologues de l’INAH ont procédé à une analyse approfondie des restes. Si l’usure dentaire du squelette a permis d’établir que l’individu avait entre 30 et 40 ans au moment de sa mort, aucune trace de maladie osseuse n’a été décelée.

Sur la base de la forme de son bassin (plus large) et de la taille de l’humérus, les chercheurs ont déterminé qu’il s’agissait d’une femme mesurant un peu moins d’1m50.

Une femme tlahuica

Également antérieurs à l’arrivée des conquistadors au Mexique (en 1511 de notre ère), ces ossements étaient selon l’équipe ceux d’une Tlahuica, groupe préhispanique aztèque ayant prospéré dans ce qui constitue aujourd’hui le centre du Mexique au cours des siècles précédents.

« Cette révélation, issue d’une étude approfondie, met en lumière la complexité des interactions culturelles et historiques dans la région de Morelos durant la période précolombienne et éclaire les pratiques funéraires et le statut des femmes dans les sociétés préhispaniques », souligne le communiqué de l’INAH.

« Elle incite à reconsidérer les récits historiques, soulignant l’importance de l’archéologie pour une compréhension plus nuancée de l’histoire. »

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