― Dzmitrock / Shutterstock.com

La diminution drastique des populations d’animaux et d’insectes vous a peut-être déjà fait regretter les sentiers de votre enfance, foisonnant de chants d’oiseaux et de criquets en été. Mais toutes ces mélodies ne sont pas encore enterrées, certaines sont simplement enfouies dans ce qu’il reste des poumons de la terreLa carte du monde Sounds of the Forest les a toutes capturées tant qu’il est encore temps.

Voyager avec ses oreilles, même par temps de confinement

Un tour du monde sonore des forêts de la planète, voilà ce que propose Sounds of the Forest. Cette carte du monde numérique se veut « une bibliothèque libre d’accès », selon ses créateurs. Elle recense déjà plusieurs centaines d’enregistrements dans plus de trente pays. Ce chiffre monte chaque jour, puisque l’accès à la publication d’un nouvel enregistrement est ouvert à tous et toutes.

C’est dans le cadre du Timber Festival que le projet émerge, un événement international annuel qui a lieu dans la plus importante forêt du Royaume-Uni. L’un des objectifs du Timber festival est de créer une nouvelle forêt en Angleterre, un pays où aucune forêt n’a vu le jour depuis mille ans !

Cette année, le rassemblement de milliers de personnes prévu par le festival est évidemment tombé à l’eau du fait du coronavirus. La carte de Sounds of the Forest est ainsi née pour permettre à chacun de se reconnecter au monde entier en célébrant la richesse des forêts.

Dans la lignée de ce projet, on compte aussi les cinq vidéos de dix heures de « paysage sonore visuel » proposées par BBC Earth, en réaction aux études qui ont attesté que les images de la nature ont un réel effet psychologique, favorisant le bonheur.

L’avenir du projet

Sounds of the Forest compte désormais faire appel à des artistes. Ces derniers auront pour mission de s’appuyer sur les sons d’une forêt pour créer des oeuvres d’art visuelles ou même auditives, qui donneront une nouvelle dimension à la carte. Leurs propositions seront, si tout va bien, exposées au Festival du bois de l’année prochaine. 

Pour Sarah Bird, directrice de Wild Rumpus (une association alliée au Timber Festival), les oeuvres qui seront ajoutées à la carte favoriseront encore l’immersion dans ces espaces lointains : « Je ne suis pas sûre que nous ayons réalisé à quel point ce serait fascinant et inspirant de s’asseoir dans nos maisons, en ces temps étranges et incertains, et d’être transportés dans une forêt, disons au Panama, à Montréal ou à Hong Kong. C’est une chose incroyable de se sentir si connecté tout en étant si éloigné. »

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