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Aux États-Unis, les débats sur la cigarette électronique furent enflammés cet été. Entre 200 et 400 hospitalisations inexpliquées et une mort avérée ont créé la panique. Elles ont par la suite été attribuées à la consommation de liquides clandestins à base de THC très toxique (composant du cannabis, non autorisé dans la composition de liquides pour cigarettes électroniques).

En juin dernier, la ville de San Francisco a décidé de retirer de la vente les cigarettes électroniques, accusant la FDA et le gouvernement fédéral de ne pas tenir ses responsabilités concernant la santé publique. Le 15 septembre 2019, l’Etat de New York suit ce mouvement en interdisant à son tour la vente. 

Le 9 septembre, la FDA (Food and Drug Administration, une structure gouvernementale régulant la commercialisation des denrées alimentaires et médicamenteuses aux Etats-Unis) a décidé d’adresser un ultimatum à JUUL. La firme de cigarettes électroniques, ultra-populaire parmi les plus jeunes populations (12-17 ans), est accusée, au vu de ses actions médiatiques et son marketing attractif, de ne pas faire de sensibilisation aux risques sanitaires et de ne vanter que les bienfaits de ses produits. Ce rappel à l’ordre intervient dans un contexte où l’attractivité de la marque est telle que des jeunes qui ne seraient pas forcément exposés aux problématiques du tabagisme classique, deviennent directement dépendants à la nicotine de leurs produits, tandis que tous les effets de ce nouveau tabagisme n’ont pas encore été découverts. 

Le 11 septembre, le gouvernement américain décide d’interdire les cigarettes aromatisées, ne laissant disponibles au marché que les goûts reproduisant ceux du tabac classique – afin de recentrer la consommation sur les consommateurs de tabac classique, désirant arrêter de fumer. La consommation chez les jeunes serait passée de 20.8 % en 2018, à 27.5 % en 2019. Les produits « goût tabac » pourront rester sur le marché en attendant d’être approuvés par la FDA. 

Cependant, il est à rappeler que selon une étude anglaise de janvier 2019, la cigarette électronique serait plus efficace que les autres apports de nicotine pour réguler ou faire cesser la consommation de tabac. Le professeur Gérard Dubois, membre de l’Académie de médecine, rappelle dans Le Point que les récentes vagues d’hospitalisation mettaient en cause des produits qui n’ont jamais été autorisés. Par ailleurs, celui-ci rappelle que l’idéal est d’éviter tout tabagisme. 

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chrisProfesseur Docteur ALIX Auteurs de commentaires récents
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Prof ALIX
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Prof ALIX

Je suis furieux de lire tous ces articles de DESINFORMATION sur la vaporette, Cigarette électronique. Campagne orchestrée par les lobbys des marques de TABAC USA & France. La cigarette TABAC tue des Centaines de milliers de fumeurs sur la planète et ON N’EN PARLE PAS. La vaporette utilisée correctement ne… Lire la suite »

chris
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chris

vapoter n’est en effet pas sans danger : la vapeur de la cigarette électronique contient des composés organiques volatils, dont des aldéhydes dangereux (formaldéhyde, acétaldéhyde) , certes moins que les goudrons de la cigarette au tabac, mais quand même..
voir la prévention des risques des Composés Organiques Volatils (COV) , http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=69&dossid=274