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Pour les personnes qui effectuent un suivi médical régulier, il est tout à fait possible d’identifier si une personne est susceptible de devenir diabétique. On lui diagnostique alors un prédiabète. Une nouvelle recherche a démontré qu’il existe plusieurs types de prédiabète et cette information est très importante pour évaluer l’évolution de la maladie chez le patient concerné.

Une découverte qui permettra de mieux appréhender le traitement et la prévention du diabète

Une équipe de chercheurs allemands du Deutsches Zentrum für Diabetesforschung (DZD) – le centre de recherche allemand sur le diabète – a identifié six sous-types de prédiabète. En se basant sur une étude longitudinale de 25 ans, les chercheurs ont en effet constaté que le prédiabète ne se présente pas toujours de la même manière, permettant ainsi d’identifier plus précisément les patients les plus susceptibles de développer un diabète. Cette découverte permettra également aux cliniciens d’améliorer les thérapies et les approches préventives pour les patients atteints de la maladie.

« L’un des objectifs du DZD est de développer des mesures précises de prévention et de thérapie, c’est-à-dire la prévention ou le traitement appropriés pour le bon groupe de personnes au bon moment », a expliqué le professeur Martin Hrabe de Angelis, directeur exécutif du DZD, dans un communiqué. Il est important de savoir que le diabète de type 2 se développe généralement de manière lente. À mesure que la glycémie augmente, les médecins peuvent ainsi diagnostiquer les patients atteints de prédiabète. Un patient est alors dit prédiabétique lorsque sa glycémie est systématiquement plus élevée que la normale, mais pas suffisamment élevée pour être considérée comme un diabète de type 2.

Le plus important étant que toutes les personnes atteintes de prédiabète ne développent pas forcément de diabète de type 2. Pour certains, ces taux élevés de sucre dans le sang peuvent être relativement inoffensifs et sans symptômes. Mais pour d’autres, le prédiabète peut être un signe précoce d’une maladie grave. Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont effectué un suivi régulier sur 900 individus. Parmi les suivis effectués chez les volontaires, nous pouvons citer l’évaluation de leur glycémie, de leur taux de lipides sanguins, de la distribution de la graisse corporelle, du risque génétique et de la graisse hépatique. Cette analyse préliminaire a été confirmée par un second suivi effectué sur 7 000 volontaires au Royaume-Uni.

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Des risques qui varient en fonction des paramètres métaboliques, hépatiques et génétiques

Ainsi, avec cette nouvelle découverte, les chercheurs ont trouvé un moyen de savoir quels patients sont plus susceptibles d’effectivement devenir diabétiques. Selon la nouvelle étude publiée dans la revue Nature Medicine, ces six types de prédiabète diffèrent par les paramètres métaboliques, la graisse hépatique et la génétique. Les scientifiques ont pu constater que ceux qui figurent dans les sous-types 1, 2 et 4 présentent un faible risque de diabète. Ceux qui appartiennent aux groupes 1 et 2 ne sont pas ou à peine en surpoids, leur glycémie et leur libération d’insuline fonctionnant alors normalement. Pour les prédiabétiques de sous-type 4, les patients sont en surpoids, mais leur métabolisme est encore relativement sain.

Le risque de diabète et de maladies secondaires est plus élevé pour les sous-types 3 et 5. Les membres du sous-type 3 ont une production insuffisante d’insuline, sont en surpoids et génétiquement prédisposés à la maladie. Les prédiabétiques du sous-type 5 ont également une prédisposition génétique à la maladie, une stéatose hépatique prononcée et leur corps est déjà résistant aux effets hypoglycémiants de l’insuline. Les plus susceptibles d’être diabétiques sont ceux du groupe 6. Ce sont notamment les personnes en surpoids et qui ont beaucoup de graisse dans l’abdomen et les reins. Dès le stade de prédiabète, elles souffrent déjà de lésions rénales et la sensibilité à l’insuline des cellules est considérablement réduite.

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