Séquestration carbone par l’Homme : une étude démontre qu’il vaut mieux laisser faire la nature…

Pour parer au réchauffement climatique, certains pensent à utiliser des technologies de séquestration carbone, c’est-à-dire des centrales à biomasse qui permettent la séquestration géologique du dioxyde de carbone et du gaz à effet de serre. Pourtant mal utilisées, ces technologies pourraient avoir l’effet inverse…

 

DES TECHNOLOGIES CONTESTÉES

Bien que régulièrement contestées, les technologies de séquestration carbone, sont défendues par certains industriels. Il existe plusieurs techniques dont celle qui consiste à piéger le carbone atmosphérique dans des structures géologiques à partir d’énergies provenant de la biomasse.

Cependant, une étude publiée dans Nature communications par des chercheurs français, anglais et allemands, vient définitivement contredire ces industriels. Selon eux, pour limiter le réchauffement climatique de moins à 2 °C grâce à cette technologie, il faudrait détruire d’énormes surfaces de forêts pour les remplacer par des surfaces agricoles. Anna Harper de l’université d’Exeter, auteure principale de l’étude affirme que c’est 2 fois la surface de l’Inde qu’il faudrait utiliser, et donc en grande partie déforester, pour pouvoir appliquer à grande échelle la séquestration carbone.

NOS FORÊTS, DES PUITS DE CARBONE

Cette transformation libérerait au final plus de CO2, les forêts jouant un rôle de puits de carbone en retenant le gaz à effet de serre de l’atmosphère. Les forêts, qui couvrent 31 % de la surface terrestre, absorbent 70 Millions de tonnes de CO2 tous les ans selon l’ONF. Elles représentent de nombreux bénéfices pour l’homme, maintien de la biodiversité, gestion de la qualité de l’air, de l’eau, des sols, contrôle des inondations.

Tom Powell, autre co-auteur de l’étude ajoute que « dans certains cas, la séquestration carbone à partir de biomasse peut être efficace, mais dans la plupart des cas, il est plus sensé protéger ou régénérer les forêts actuelles ». Les chercheurs concluent que si la technique de séquestration de biomasse peut être utile dans les conditions adaptées, la plus grande prudence est requise quand one essaie de juger de l’impact de la déforestation. Ils ajoutent également qu’il n’y a pas de technologie miracle et que pour atténuer le réchauffement climatique, la meilleure solution reste de réduire nos émissions de manière drastique.

 


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