Le site de Tintagel — Vivvi Smak / Shutterstock.com

L’examen de différents sites archéologiques au pays de Galles et en Angleterre a conduit à l’identification des sépultures de dizaines de souverains et hauts dignitaires de l’âge sombre britannique.

Vingt complexes funéraires royaux

Dans le cadre de travaux à paraître dans le Journal of the Royal Society of Antiquaries of Ireland, Ken Dark et ses collègues de l’université de Reading ont identifié 20 complexes funéraires royaux abritant chacun jusqu’à cinq tombes et semblant dater des cinquième et sixième siècles de notre ère.

Suite à l’effondrement de la Grande-Bretagne romaine, l’est et le sud de l’Angleterre avaient été morcelés en dizaines de petits royaumes gouvernés par des rois anglo-saxons d’origine entièrement ou partiellement germanique. L’ouest et le nord avaient de leur côté vu l’émergence des dynasties royales post-romaines, d’ascendance principalement celtique, britannique ou irlandaise.

Les auteurs de l’étude estiment que les sites funéraires identifiés au pays de Galles, en Cornouailles, dans le Devon et le Somerset abritent des sépultures royales indigènes de haut rang associées aux royaumes britanniques de Gwynedd, Dyfed, Powys, Brycheiniog et Dumnonia.

Fouilles près du château de Tintagel — © Otberg

Ceux-ci se distinguaient principalement des sites funéraires royaux découverts en Irlande par leurs enceintes, de forme rectangulaire ou carrée et entourées de fossés, et la présence de chaussées et d’entrées protégées par des clôtures ou des palissades.

Une période clef de l’histoire britannique

Bien que l’ensemble des sépultures étudiées ait été découvert au cours des précédentes décennies, ces nouvelles recherches sont, selon leurs auteurs, les premières à mettre en évidence leur statut royal.

Parmi les sépultures les plus importantes figurent notamment celles identifiées à Caernarfon et Anglesey, dans le nord du pays de Galles, et le célèbre site de Tintagel en Cornouailles, associé aux légendes arthuriennes.

« Avant ces travaux, nous ignorions totalement le nombre de sépultures royales susceptibles de subsister dans l’ouest de la Grande-Bretagne post-romaine », rappelle Dark. « Les investigations en cours sont susceptibles de contribuer à modifier notre compréhension d’aspects importants de cette période clef de l’histoire britannique. »

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