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Les meilleurs plongeurs en apnée sont capables de survivre à des niveaux d’oxygène dans le cerveau inférieurs à ceux trouvés chez les phoques. Leur rythme cardiaque peut même chuter à onze battements par minute. Explications.

Une récente étude a montré que les plongeurs en apnée sont capables de retenir leur respiration plus de quatre minutes et de descendre à des profondeurs océaniques de plus de 100 mètres. Toutefois, cet exploit a un impact particulièrement négatif sur la capacité du corps à pomper l’oxygène dans le sang et vers le cerveau. Et, s’ils n’ont pas suffisamment d’oxygène dans le cerveau, ils risquent de perdre connaissance.

« Auparavant, il n’était pas possible de comprendre les effets sur le cerveau et le système cardiovasculaire de ces plongeurs exceptionnels lors de plongées aussi profondes, et jusqu’où ces humains poussent leur corps, car toutes les recherches ont été effectuées lors de plongées simulées en laboratoire », a expliqué dans un communiqué Erika Schagatay, professeure de physiologie animale à l’université Mid Sweden et auteure principale de l’étude. Et la spécialiste poursuit : « Le plongeur peut atteindre un point où une panne d’électricité hypoxique (faible teneur en oxygène) se produit, et le plongeur doit alors être secouru. L’un des principaux objectifs de la recherche est d’avertir le plongeur et le personnel de sécurité d’une panne imminente. »

Afin de comprendre comment cet exploit affecte le corps, Erika Schagatay et ses collègues ont adapté un dispositif biomédical : Artinis Medical Systems, capable de résister aux extrêmes pressions océaniques. Comme le montre une vidéo de l’étude, ce dispositif envoie deux longueurs d’onde différentes de lumière à partir de LED sur le front des plongeurs afin de mesurer la fréquence cardiaque et le niveau d’oxygène dans le sang et le cerveau.

C’est ainsi que les chercheurs ont découvert que les plongeurs en apnée qui atteignaient d’extrêmes profondeurs avaient des niveaux d’oxygène dans le cerveau inférieurs à ceux trouvés chez les phoques. Ils ont également remarqué que leur fréquence cardiaque chutait jusqu’à 11 battements par minute.

Publiés le 28 juin dans la revue Philosophical Transactions de la Royal Society B, les résultats de cette étude peuvent ainsi informer les chercheurs sur la façon de protéger le cerveau et le cœur des patients qui subissent une opération chirurgicale ou des accidents cardiaques.

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