C’est officiel : une base lunaire va servir de tremplin aux vaisseaux d’exploration spatiale

Autrefois féroces concurrents, la Russie et les Etats-Unis vont aujourd’hui s’associer pour construire une station orbitale autour de la Lune qui servira de tremplin pour l’exploration spatiale. Un petit pas pour l’Homme et un pas de géant pour les relations russo-américaines.

 

Mais qu’est-ce-que le Deep Space Gateway ?

Mais comment la Russie et les Etats-Unis peuvent-ils coopérer sur un projet commun ? Tout simplement en s’entraidant sur l’un des seuls thèmes qui n’est pas soumis aux tensions entre les deux pays : l’exploration spatiale. Le projet Deep Space Gateway, annoncé par la Nasa il y a quelques mois, a pour but de créer une station en orbite autour de la lune. A l’instar de la Station Spatiale Internationale qui, elle, se place dans l’orbite terrestre basse, le Deep Space Gateway est un projet conjoint entre plusieurs pays.

Les agences spatiales américaines, européennes, japonaises et canadiennes travaillent en effet sur ce projet au budget sans aucun doute faramineux. Le but ? Créer une rampe de lancement pour l’exploration spatiale. Le projet voudrait en effet accueillir des fusées créées par la Nasa, mais aussi des robots voire des hommes pour ensuite les pousser à visiter la Lune et les planètes plus lointaines du système solaire.

 

La Russie engagée

C’est lors du Congrès international de l’astronomie, dont la 68ème édition prend place à Adélaïde en Australie, que la signature de l’accord s’est effectuée. L’agence russe, Roscomos, a en effet annoncé sa collaboration avec la Nasa sur son site et sur son compte Twitter. Avec ce soutien de taille, d’autres pays émergents pourraient soutenir le projet : l’Inde, mais aussi la Chine dont les fonds pourraient apporter des technologies spatiales diverses et variées.

La Russie, bien que soumise aux tensions avec les Etats-Unis, avait pourtant bien aidé à la construction de la Station Spatiale Internationale : elle avait apporté le module Zarya, servant à la propulsion et au guidage de navigation, et le module Zvezda qui est utile aux quartiers de l’équipage. Si le pays a annoncé son soutien à l’ISS jusqu’en 2024, année à laquelle la station devrait cesser ses activités, il voulait également créer une station spatiale en orbite terrestre 100 % russe pour envoyer des cosmonautes sur la lune d’ici 2029. Entre compétition et collaboration, il n’y a qu’un pas…

Dans tous les cas, la construction du projet Deep Space Gateway, qui a pour but d’explorer Mars, ne devrait commencer qu’en 2020. Les gouvernements ont encore le temps d’explorer les possibilités et, pourquoi pas, d’amenuiser les tensions qui existent déjà sur notre belle planète Terre…

Un dessin concept, publié par un artiste et relayé par la NASA, d’un laboratoire surveillant Mars

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