Ces chercheurs ont créé un robot tueur pour sauver la Grande Barrière de corail d’une étoile de mer dévastatrice

Face à l’émergence et à la prolifération d’une espèce nuisible dans la Grande Barrière de corail, des scientifiques ont mis au point un robot capable de reconnaître et d’éliminer l’étoile de mer nocive.

L’acanthaster pourpre, ou « crow-of-thorns starfish » (COTS) en anglais, est une espèce d’étoile de mer à la couleur vive. Aussi appelée « couronne du Christ », apparence épineuse oblige, elle se nourrit presque exclusivement de coraux. Mais sa forte cadence reproductrice devient désormais un handicap pour les fonds marins, eux-mêmes essentiels à la vie des océans. Plus précisément, c’est pour la Grande Barrière de corail que la situation est particulièrement inquiétante : sans coraux, poissons de récifs et autres crustacés seraient rapidement voués à une mort certaine. Un désastre écologique pour cet immense écosystème marin. Heureusement, des scientifiques de l’Université de Technologie de Queensland, en Australie, ont la solution.

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Ils se préparent à déployer un robot autonome sous-marin dont la mission est d’identifier puis d’exterminer l’animal. Le submersible, nommé COTSbot d’après le nom anglais de l’espèce nuisible, est une véritable arme de destruction massive. Avec ses caméras, ses cinq propulseurs et son GPS, l’engin peut trouver l’étoile de mer tueuse et l’exterminer.

Pour cela, un logiciel embarqué avec le robot lui permet dans un premier temps d’analyser son environnement, puis de détecter l’acanthaster pourpre au milieu de la faune sous-marine. Une fois sa cible déterminée, COTSbot déploie un bras pneumatique et injecte à l’étoile de mer une substance mortelle développée par une équipe de l’université James Cook, à Queensland. Le submersible peut ainsi réaliser environ 200 injections par plongée, celle-ci pouvant durer jusqu’à 8 heures. Dans le cas où le robot doute de sa cible, son arsenal embarqué lui permet de prendre une photo, analysée plus tard par un être humain.

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Car s’il est diablement efficace et pourrait, à long terme, sauver la Grande Barrière de corail, COTSbot dépend encore de l’action humaine. Pour vérifier son travail d’analyse et d’extermination, donc, mais aussi pour le compléter : pour l’instant, la mission du robot est systématiquement suivie, quelques jours après le passage du submersible, par des plongeurs équipés du même poison. Ils achèvent alors le travail de l’appareil et exterminent les acanthasters pourpres restants.

Pour le moment, les scientifiques à l’origine du projet précisent que le robot n’a effectué qu’une semaine d’essais, dans la baie Moreton, à Queensland. Mais rapidement, COTSbot devrait être testé sur la Grande Barrière de corail, même s’il sera dans un premier temps aidé par un plongeur à identifier l’acanthaster pourpre. Enfin, l’équipe espère rendre le submersible totalement autonome en décembre 2015 et prévoit, à terme, de déployer une flotte de 10 à 100 robots pour nettoyer la Grande Barrière de corail.

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Cette innovation devrait permettre de sauver la Grande Barrière de corail. Une bonne nouvelle pour la planète, donc. Êtes-vous impressionné par ce type de technologie ou croyez-vous qu’il est préférable de laisser l’écosystème en autonomie ?


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