La crise de la pandémie de coronavirus a réellement donné un gros coup dur à l’industrie automobile. En effet, la plan d’économies présenté par la direction de l’entreprise le 22 mai dernier sera accompagné d’un plan de suppression de 5 000 emplois d’ici l’année 2024.

5 000 postes supprimés

Tout comme les autres constructeurs automobiles, Renault traverse une période très complexe en raison de la crise du coronavirus. Le 22 mai dernier, la direction de Renault a donc présenté son plan d’économies de la somme ambitieuse de 2 milliards d’euros. Elle a également ajouté que ce plan s’accompagnera d’un plan de suppression de 5 000 emplois d’ici 2024, comme l’a rapporté Le Figaro. Ces suppressions demeurent tout de même bien moins drastiques que celles de 2013 : 7 500 postes avaient été supprimés. 

Bien évidemment, l’entreprise automobile française ne prévoit pas des licenciements brutaux, mais plutôt un plan de réduction d’effectifs qui privilégiera le non-remplacement des salariés qui partiront à la retraite. Cela permettra à Renault d’éviter d’avoir recours à un plan de départs volontaires trop coûteux et surtout mal ciblé. L’entreprise a également évoqué le maintien d’activités à valeur ajoutée en France.

— AlexLab / Shutterstock.com

Des sites au bord de la fermeture ?

Si Renault prévoit de licencier 5 000 postes, au moins trois de ses sites devraient également fermer : Choisy-le-Roi, les Fonderies de Bretagne et l’usine de Dieppe. L’usine de Flins devrait quant à elle changer complètement d’activité, comme l’a expliqué la CFDT après avoir eu un entretien avec la direction de Renault.

Le 26 mai, Emmanuel Macron a également présenté un plan de soutien pour le monde de l’automobile française. Un plan concernant aussi bien des incitations à l’achat que des subventions pour les sous-traitants. Renault bénéficiera alors d’un prêt de l’État de 5 milliards d’euros afin de relancer son activité. 

Vers de nouveaux engagements

Face à cette situation, Renault s’est donc engagé à produire un million de véhicules propres d’ici l’année 2025 en France. L’entreprise s’est également engagée à maintenir ses activités au sein de l’Hexagone. Ainsi, le futur moteur électrique de Renault sera produit sur le sol français dans l’usine de Cléon, spécialisée dans les moteurs thermiques, et non plus sur le sol chinois. Le télétravail devrait de surcroît être augmenté au cœur du technocentre afin d’optimiser davantage les tâches de travail, comme l’a rapporté Le Figaro.

Une nouvelle stratégie a également été dévoilée par l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors. Par conséquent, le cours de Renault s’est envolé de près de 15 % ce mercredi matin à la Bourse de Paris. Cela est dû « à l’annonce du plan stratégique et de synergies accrues avec Nissan-Mitsubishi » grâce à « une séparation des tâches et une répartition géographique beaucoup plus tranchées entre ces trois entités de l’alliance », a commenté auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, un analyste de Dôm Finance. « C’est vraiment la conjonction des deux éléments », à savoir le soutien gouvernemental et le plan stratégique, qui donne ce nouvel élan au constructeur français.

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