Les pesticides ne seront bientôt plus tolérés à proximité des habitations. Le gouvernement vient d’annoncer la mise en place d’une nouvelle réglementation à ce sujet qui entrera en vigueur au 1er janvier. Cependant, celle-ci ne semble pas ravir, aussi bien du coté des agriculteurs que du coté des riverains.

PAS DE PESTICIDES A MOINS DE 5 MÈTRES DES HABITATIONS

Le gouvernement a adopté cette nouvelle mesure le 20 décembre dernier. Dès le 1er janvier 2020, les agriculteurs utilisant des pesticides devront désormais respecter des distances de sécurité lors de l’épandage de ces produits. Il faudra que les champs traités se trouvent maintenant entre 5 et 20 mètres des habitations les plus proches.

Toutes les cultures basses devront respecter une distance de 5m, les cultures hautes seront sujettes à une restriction de 10m. Enfin, la distance de sécurité passera à 20m dès que des pesticides considérés comme dangereux seront utilisés. Cependant, cette mesure fait débat auprès des agriculteurs car de plus en plus de maisons se trouvent à proximité des champs voire en bordure de ces derniers.

DE LOURDES CONSÉQUENCES POUR LES AGRICULTEURS

La mise en place de cette mesure indigne les professionnels car la réduction de la zone d’épandage représente un manque à gagner. D’après un céréalier interrogé par FranceTVinfo, il pourrait atteindre 600 à 700 euros par an. De plus, les distances qui ne seront pas traitées vont être envahies par les mauvaises herbes. Or, ces dernières s’étendront sur au moins 5 mètres si les champs sont attenants à des habitations. La propagation de ces mauvaises herbes pourrait très vite se répandre à toutes les cultures.

Mais pour en venir à bout, les agriculteurs devront utiliser des produits plus puissants, et ce n’est pas ce qu’il souhaitent. Ces revendications ont té entendues par le Gouvernement qui a déjà annoncé une aide de 25 millions d’euros. Cet argent devrait permettre aux agriculteurs les plus touchés d’acheter « du matériel d’application des produits phytosanitaires le plus performant au regard de la maîtrise des risques de dérive.

UNE DISTANCE QUI NE RASSURE PAS LES RIVERAINS

Il n’y a pas que les agriculteurs qui sont inquiets. Les personnes résidant à proximité des champs estiment que ce n’est pas suffisant. Beaucoup d’entre elles sont obligées de s’abriter chez elles quand survient l’épandage car l’odeur et la dangerosité des produits n’est pas supportable. Les deux points de vue sont actuellement au cœur des discussions du collectif des maires anti-pesticides.

Ces derniers veulent trouver une solution pour les deux parties. Néanmoins, si l’aide financière accordée aux agriculteurs est la bienvenue, les distances de sécurité ne sont pas suffisantes pour eux. Des efforts devraient être faits en ce sens, et les maires sont ouverts à la discussion avec les membres du Gouvernement.

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Mike

Avez vous pensez à étudier les progrès en agronomie de la société indigo ag sur la scène internationale. Soyez ambitieux et guidez vos agriculteurs a tendre rapidement l objectif 0 pesticides.