La recherche sur les os humains a toujours été fondamentale pour les scientifiques. Réparer des fractures en un rien de temps et ralentir les effets du vieillissement sur les os relevaient jusqu’à maintenant davantage de la science-fiction plutôt que d’une réalité proche. Mais les fantasmes de la médecine sur la réparation du squelette pourraient bien devenir réalité : des scientifiques ont réussi à régénérer les pattes d’une souris. Des recherches qui pourraient donc s’étendre à l’humain, garantissant un avenir prometteur aux personnes amputées.

 

Une grande première pour la science 

Cette reconstitution est historique : pour la première fois, des scientifiques sont parvenus à reconstituer le squelette d’une souris amputée. La technique mise au point reconstituait non seulement l’os manquant, mais également les articulations et les orteils de la souris.

Comme nous, les souris sont des mammifères, et ces derniers, contrairement à certaines espèces ovipares comme le lézard, ne sont pas connus pour leur capacité à régénérer leurs membres. Cette avancée scientifique pourrait faire avancer la mise en place de certaines procédures médicales jusqu’alors impossibles, en permettant possiblement aux personnes amputées de faire repousser leurs membres manquants.

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Un cocktail de vitamines à l’origine du phénomène 

Selon le magazine New Scientist, c’est un cocktail de protéines isolées qui a simulé la régénération chez les souris, et a permis une régénération des membres, notamment des orteils, beaucoup plus efficace que les solutions étudiées auparavant.

Après avoir amputé les pattes de souris, des biologistes de la Texas A&M University leur ont injecté un cocktail composé de deux protéines bien spécifiques, nommées BPM2 et BPM9. Ces deux protéines ont alors fait repousser les os manquants, ainsi que, pour la première fois, le cartilage nécessaire pour soutenir leurs articulations. Particulièrement efficace, ce traitement a permis la reconstitution de 60 % du cartilage autour de l’os en seulement trois jours, selon une étude publiée mardi dernier dans la vue Nature communication.

« Notre étude est révolutionnaire », a déclaré le chercheur à l’origine du projet, Ken Munoeka, à la revue New Scientist. Selon lui, cette avancée pourrait permettre aux espèces qui ne se régénèrent pas naturellement  de le faire avec la facilité qu’ont les lézards à reconstituer leur queue, par exemple. « Il semblerait qu’ils puissent en réalité se régénérer, mais qu’ils ne le fassent pas, c’est donc notre rôle de déterminer ce qui les en empêche. »

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Une avancée timide, mais bien présente

Si les souris utilisées dans l’étude n’ont pas encore réussi à régénérer leurs orteils en totalité, les résultats se sont considérablement rapprochés d’une régénération complète par rapport aux études précédemment menées, qui ne rendaient possible que la régénération des os manquants.

Il reste donc encore un long chemin à parcourir pour pouvoir régénérer en intégralité un membre humain, mais cette découverte clinique reste un progrès majeur dans l’avancée de la médecine. Si les résultats continuent à être encourageants et que les recherches ne cessent de progresser, il se pourrait que la science soit à même de faire repousser les membres manquants aux personnes amputées…

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