Google travaille sur de multiples projets mais celui de la fusion froide est l’un des plus ambitieux. Depuis plus de 4 ans, le géant tente de mettre au point cette méthode de production d’énergie. Aujourd’hui, ils dévoilent les premiers résultats de leurs recherches.

UNE EXPÉRIENCE DE 1989 COMME BASE DE RECHERCHE ?

Pour mieux comprendre la démarche de Google, il faut remonter le temps à la date du 23 mars 1989. À cette époque, deux chercheurs affirment qu’au cours d’une électrolyse, une fusion froide se serait produite. Cette forme particulière de fusion se réalise quand un « cousin » de l’hydrogène (le deutérium), fusionne à température ambiante.

Néanmoins, pour que cette fusion se produise, il faut plusieurs atomes et que ceux-ci soient entrés en contact avec un type de métal très particulier. Dans le cas de l’expérience de 1989, il s’agissait de palladium. Les chercheurs ont plongé le palladium dans une eau lourde. Cela a généré une chaleur anormale qui résulterait selon eux d’une fusion froide.

RÉALISER L’IMPOSSIBLE OU PROUVER QU’IL EST IRRÉALISABLE ?

Si l’expérience paraît incroyable, elle a été source de polémiques. En effet, la découverte est relayée dans les médias avant que les résultats ne soient revus par les chercheurs. Rapidement, la communauté scientifique est sceptique face aux résultats présentés. Elle explique alors que dans cette expérience particulière, rien ne prouve qu’il y ait eu fusion froide.

Malgré cela, plusieurs chercheurs s’accrochent à cette expérience et tentent de prouver qu’elle est bien réalisable. C’est avec cette idée de départ que Google a financé et lancé en 2015 cet ambitieux projet. Son but : prouver que la fusion froide est tout simplement impossible à faire ou au contraire démontrer qu’elle est une solution d’avenir.

L’atome d’hydrogène (plus précisément le deutérium) est au centre de ce projet

PREMIERS RÉSULTATS DÉCEVANTS ?

Pendant 3 ans, une trentaine de scientifiques se sont penchés sur cette question. Tout comme l’équipe de 1989, ils ont mis au point une expérience à la différence près qu’ils peuvent observer avec plus de précision l’énergie qui se dégage. Dans le cadre du projet, des métaux et un dispositif de test ont été mis au point afin de créer des conditions optimales. Toutefois, les tentatives se sont soldées par une absence de preuve. Aucun effet anormal n’a été observé.

Ces quatre années de travail sont donc pour l’heure synonymes d’échec. Mais les chercheurs de Google n’ont pas perdu espoir pour autant. Ils rappellent que toutes les nouveautés créées pour l’étude peuvent servir dans la production d’énergie. Si la fusion froide est encore dans les esprits, c’est parce que les chercheurs estiment que les conditions de production de cette fusion ne sont pas encore au point.

Le développement de la technologie et de la recherche pourrait permettre de voir cette fusion se concrétiser un jour mais il faut encore attendre. L’étude en question a été publiée dans la revue Nature le 27 mai dernier.

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Hannibal42

https://www.youtube.com/watch?v=yL8aNuoOKhs

D’autres que Google travaillent sur la fusion « froide » ou LENR comme Brillouin Energy par exemple.