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Grâce à leurs recherches sur l’hépatite C, ce sont trois scientifiques britanniques et américains qui ont gagné le prix Nobel de médecine 2020. Si le Covid-19 est en effet au cœur de toutes les conversations, les autres maladies ne continuent pas moins d’exister et continuer les recherches sur ces sujets est tout aussi important.

Un prix largement mérité pour récompenser un travail acharné

Les lauréats sont le scientifique britannique Michael Houghton et les chercheurs américains Harvey Alter et Charles Rice. L’équipe – qui travaille maintenant au Canada – a remporté le prix Nobel 2020 de médecine ou de physiologie pour leur découverte du virus de l’hépatite C. C’est Thomas Perlmann, secrétaire du Comité Nobel, qui a officiellement annoncé le prix lors d’une cérémonie à Stockholm. Les lauréats ont également reçu d’une médaille d’or et une récompense de 10 millions de couronnes suédoises (950 000 euros).

Leur travail est très important dans la mesure où la découverte du virus a contribué à accélérer la lutte contre l’hépatite à diffusion hématogène, un problème de santé mondial majeur qui cause la cirrhose et le cancer du foie chez des personnes du monde entier. En effet, l’hépatite C touche 78 millions de personnes chaque année et cause 400 000 décès. Leur découverte a également permis un développement rapide de médicaments antiviraux contre l’hépatite C. « Pour la première fois de l’histoire, la maladie peut maintenant être guérie, suscitant l’espoir d’éradiquer le virus de l’hépatite C de la population mondiale », a déclaré le Comité Nobel dans un communiqué.

Il est à savoir que la découverte du virus est le fruit d’un très long périple. C’est en 1960 que Harvey Alter, qui travaillait alors aux National Institutes of Health (NIH) des États-Unis, a découvert que la maladie du foie pouvait être transmise par des transfusions sanguines, mais que ce n’était pas causé par l’hépatite A ou B. Ce sera ensuite dans les années 1980 que Michael Houghton réussira à isoler la séquence génétique du nouveau virus qui est alors nommé hépatite C. Dix-sept ans plus tard, Charles Rice a démontré que le virus à lui seul pouvait effectivement provoquer une hépatite.

Les trois lauréats continuent leurs recherches sur la maladie

Il est intéressant de savoir que c’est le deuxième prix Nobel de médecine lié à des découvertes sur l’hépatite. Dans les années 1960, Baruch Blumberg a déterminé qu’une forme d’hépatite transmissible par le sang était causée par un virus connu sous le nom de virus d’hépatite B. Cette découverte a permis de développer des tests diagnostiques et un vaccin efficace contre la maladie, valant au scientifique le prix Nobel 1976 de physiologie. Il est également important de savoir que c’est le premier prix Nobel lié à un virus qui a été décerné en plus de dix ans. Le dernier dans cette catégorie date de 2008 pour la découverte du VIH et le papillomavirus.

Avec la nomination pour le prix de cette année, le Comité Nobel a notamment voulu souligner l’importance de l’identification d’un virus comme première étape pour endiguer une maladie. Même si la remise des prix Nobel de cette année a été quelque peu éclipsée par la pandémie de Covid-19, les trois chercheurs sont ravis du prix qui leur a été décerné, a rapporté le magazine Science News. Et même si leurs recherches sont actuellement en pause en raison de la crise sanitaire, les chercheurs ont l’intention de continuer leurs différents travaux sur l’hépatite C.

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