― Sergiy Palamarchuk/Shutterstock.com

La police vietnamienne a fait une saisie singulière le samedi 19 septembre 2020. Averties par un habitant, les autorités vietnamiennes ont découvert 360 kilos de préservatifs usagés dans un entrepôt situé dans la province méridionale de Binh Duong, au sud du Vietnam.

Il y avait aussi des préservatifs prêts à la revente

D’après Tuoi Tre News, cité par Courrier International, l’entrepôt contenait des dizaines de sacs remplis de préservatifs déjà utilisés. Environ 324.000 préservatifs y ont été trouvés, qui pèsent 360 kg. Allant plus loin dans l’insolite, et qui suscite même quelques inquiétudes, le site VN Express rapporte que les inspecteurs ont trouvé dans ces mêmes locaux des milliers de préservatifs emballés, prêts à être revendus et sans marque apparente.

Les autorités vietnamiennes ont par la suite procédé à l’arrestation d’une femme de 32 ans citée par certains médias comme la locataire de l’entrepôt tandis que d’autres l’indiquent comme étant la propriétaire. Selon le VN Express, la femme a déclaré qu’elle avait loué l’entrepôt et qu’en août dernier, « une personne » s’était présentée à elle pour lui livrer des milliers de préservatifs.

La police vietnamienne ne s’est pas encore prononcée sur les détails de l’affaire

Tuoi Tre News indique que les préservatifs usagés avaient été « lavés, séchés » et « remis en forme à l’aide d’un godemiché dans des conditions peu hygiéniques » pour ensuite « être reproposés à la vente ». La chaîne publique Vietnam Television a déclaré que la femme appréhendée avait déclaré toucher l’équivalent de 15 centimes d’euro par kilo de préservatifs nettoyés et reconditionnés.

Malgré tout, plusieurs questions restent en suspens. Par exemple, les autorités vietnamiennes ont refusé de dire si des préservatifs « recyclés » dans cet entrepôt avaient déjà été vendus et combien l’ont été. Pour l’instant, on ignore aussi si la femme arrêtée par la police vietnamienne sera poursuivie ou non.

Néanmoins, le site Tuoi Tre News a jugé bon, dans ces circonstances, de rappeler aux internautes que l’utilisation d’un préservatif usagé ou dont la fabrication est douteuse entraîne « un danger considérable pour la santé dont de graves infections ».

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