— Steve Oehlenschlager / Shutterstock.com

C’est un scandale environnemental révoltant qui s’est déroulé au Portugal : près de 540 animaux ont été abattus durant une partie de chasse à Lisbonne. Face à l’indignation du public et des militants, le parquet général du Portugal a décidé d’ouvrir une enquête sur cet évènement qui a été qualifié de « crime environnemental » par le ministère public.

Un massacre dont les auteurs se sont vantés sur les réseaux sociaux

Environ 540 animaux – essentiellement des sangliers, des daims et des cerfs – ont été tués durant une partie de chasse menée par 16 individus. Ce terrible évènement a eu lieu à Quinta da Torre Bela, un terrain de chasse touristique de 1 000 hectares à Azambuja. Les animaux ont ainsi été piégés dans l’une des plus grandes fermes fortifiées d’Europe. Selon l’hebdomadaire local Expresso, la battue avait été organisée par l’entreprise spécialisée dans la chasse Monteros de La Cabra le 17 et le 18 décembre dernier. Les chasseurs espagnols auraient payé 8 000 euros chacun pour participer à la partie de chasse.

Le massacre a été connu du public après que l’un des chasseurs s’est vanté de son « exploit » sur Facebook. Dans une publication qui a interpelé les internautes, le chasseur avait écrit « 540 animaux avec 16 chasseurs au Portugal, un record au cours d’une super battue ». Cette légende était accompagnée d’une image révoltante montrant des dizaines d’animaux morts alignés au sol. Si la chasse est effectivement autorisée au Portugal, cela ne l’est que quand il s’agit d’un petit nombre d’animaux abattus. Dans ce cas-ci, la battue était illégale dans la mesure où une grande partie des cerfs de la région a été tuée, a rapporté BBC.

Face à cet incident révoltant, les autorités portugaises n’ont pas tardé à réagir. Le ministre de l’Environnement du Portugal, João Fernandes, a notamment déclaré que ce massacre était « un acte de haine » et un « crime environnemental inacceptable » qui devrait être puni. « Nous devons prendre des mesures au sujet de la mise à mort aveugle d’animaux. Cela n’a rien à voir avec de la chasse, c’est un massacre visant à la destruction de la biodiversité et des écosystèmes », a ajouté le ministère dans un communiqué.

― Rodney Kane Bertola / Shutterstock.com

Un crime environnemental qui soulève beaucoup de questions

Outre ces déclarations, le parquet général du Portugal en collaboration avec l’Institut national pour la conservation de la nature et des forêts (ICNF) a ouvert une enquête sur les actes illicites liés à ce massacre. « Il existe des preuves solides d’un crime contre la préservation de la faune », a déclaré l’organisation dans un communiqué, se rapportant à ladite enquête. L’ICNF a également ajouté qu’il n’avait eu aucune connaissance préalable de cette chasse illégale et qu’il n’a été informé que par la suite via les médias sociaux, a rapporté Mail Online.

Une enquête sur ce qui adviendra des animaux qui ont été tués durant la partie de chasse a également été lancée. Par ailleurs, l’ICNF a décidé de suspendre le permis de la zone de chasse de Torre Bela jusqu’à nouvel ordre. Face au scandale, les responsables de Torre Bela se sont justifiés en déclarant ne pas être responsables de la manière « illégitime » dont cette battue s’était déroulée sur son terrain. Enfin, la polémique est telle que l’étude de l’impact environnemental d’un projet de construction d’une centrale solaire dans la région a été suspendue. Cela résulte de la rumeur selon laquelle l’absence d’animaux dans la région permettrait de faciliter l’obtention d’un permis de construction pour la centrale.

7
COMMENTEZ

avatar
6 Fils de commentaires
1 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
6 Auteurs du commentaire
RossiParnaudMathieu HuberMarcFabrice Auteurs de commentaires récents
  S’abonner  
plus récent plus ancien Le plus populaire
Notifier de
RUSTINETTE
Invité
RUSTINETTE

Honte, atrocité, les chasseurs devraient disparaître et ces chasseurs devraient punis d’emprisonnement pour avoir tués par plaisir et par haine, que deviendra la planète sans tous ces animaux qui font partis entière de notre environnement , CHASSEURS EN PRISON car des ASSASSINS sans cœur, certainement les mêmes qui frappent leurs femmes et enfants.

Fabrice
Invité
Fabrice

Bonjour…REVOLTANT !!! Les responsables de la Ste organisatrice, ainsi que les 16 « MASSACREURS », Doivent être condamnés à de très lourdes peines !!! Et les animaux tués équarris par des bouchers professionnels, voir des bouchers en fin de formation, et cette viande offerte aux Hospices, Hôpitaux, et autres institutions de secours aux populations dans le besoin…ce qui ne manque pas en ces temps de pandemie!!!???