Il y a plus de 2 000 ans, l’éruption du Vésuve décimait la célèbre cité de Pompéi. Elle fut alors engloutie sous les cendres de l’impétueux volcan. Les archéologues continuent encore aujourd’hui de déterrer les secrets cachés dans les ruines de cette cité antique. Récemment, ce sont des thermes romains, construits il y a près de 2 000 ans et détruits par l’éruption volcanique, qui ont été ouverts au public le lundi 25 novembre. A l’intérieur, d’autres découvertes sont également sorties de terre.

DES THERMES ROMAINS SORTENT DE L’OUBLI ET SE RÉVÈLENT AU PUBLIC

Des thermes romains, vestiges de Pompéi, viennent de se révéler au public. Ils ont été construits il y a près de deux millénaires. Néanmoins, en l’an 79, l’éruption volcanique du Vésuve les a détruits. Les recherches archéologiques ont permis de les faire sortir de terre.

Depuis le lundi 25 novembre, ces vestiges se sont ouverts aux visiteurs. Une ouverture au public qui a été rendue possible par le Great Pompeii Project. Lancé en 2012, ce programme a pour objectif de restaurer ce site historique et en révéler les secrets qui s’y cachent encore. Depuis plusieurs années, les spécialistes ont poursuivi leurs fouilles dans des zones encore jamais explorées.

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Les plus curieux et les plus passionnés peuvent donc désormais naviguer entre ce qui reste de ces luxueux thermes romains. Massimo Osanna, directeur général du parc archéologique de Pompéi, a également expliqué que les « architectes ont été inspirés par les thermes de l’empereur Néron à Rome. Les pièces ici étaient plus grandes et lumineuses, avec des piscines en marbre. »

DES FOUILLES QUI ONT PERMIS DE DÉCOUVRIR D’AUTRES TRÉSORS

Ces précieux trésors succèdent à des découvertes importantes réalisées lors de récentes fouilles. De plus, en 2018, une inscription avait permis de prouver que cette cité antique a été détruite après le 17 octobre 79 et non le 24 août comme les archéologues le pensaient. Par ailleurs, il y a quelques semaines, des archéologues ont découvert une fresque d’un gladiateur en armure se tenant debout victorieux face au corps de son adversaire allongé sur le sol. Un restaurant vieux de 2 000 ans a également été découvert.

Dans ces thermes, des ossements d’un enfant âgé de huit à dix ans ont également été mis au jour. Selon les archéologues, il s’y serait réfugié afin de tenter d’échapper aux cendres et aux gaz libérés par le volcan. « Il ou elle cherchait un abri et au lieu de cela, a trouvé la mort », a expliqué Alberta Martellone, directrice de l’équipe de recherche.

En plus des thermes, le public peut également visiter depuis le 25 novembre une demeure où se trouve une fresque représentant l’union du dieu Jupiter transformé en cygne et Léda, l’épouse de Tyndare, roi de Sparte. « Ce furent des fouilles chargées d’émotion », a expliqué Alberta Martellone, archéologue qui a dirigé un anthropologue, un géologue et volcanologue dans l’étude du squelette de l’enfant.


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« DES FOUILLES ÉMOUVANTES D’UN POINT DE VUE ARCHITECTURAL »

Ces fouilles ont été « émouvantes d’un point de vue architectural, parce qu’il est inhabituel de trouver un bâtiment aussi grand, avec des pièces aussi vastes, dans cette ville construite de manière si dense. Cela traduit un sentiment de grandeur », explique Massimo Osanna.

Ces bains publics étaient originellement plus petits, peu lumineux et très souvent surpeuplés. Ce nouveau complexe aurait pu être un cadre plus luxueux pour ceux ayant les moyens, autrement dit la plupart des citoyens, mais pas les esclaves. Tout comme les anciens vestiges découverts par les archéologues, ces thermes romains sont des lieux où « la vie est interrompue, à plus d’un niveau », a expliqué Alberta Martellone.

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LE CHANGEMENT CLIMATIQUE : « LE PLUS GRAND DÉFI » DES ARCHÉOLOGUES

Alors que les archéologues ont jusqu’à présent réalisé de nombreuses découvertes, des zones entières de cette cité antique doivent encore être explorées. Ces découvertes ont avant tout permis d’en apprendre davantage sur cette cité, mais également sur les dernières heures des habitants de Pompéi, a expliqué Massimo Osanna.

Par ailleurs, l’archéologue a ajouté que les changements climatiques sont « le plus grand défi » des spécialistes. En effet, ils les poussent à préserver ce site vulnérable, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, plus rapidement. « Nous avons 50 personnes – restaurateurs, archéologues, architectes, ingénieurs – sur place en permanence, qui effectuent des inspections et interviennent si nécessaire, et ce nombre passera à 70 l’année prochaine », a-t-il également précisé. De plus, le Great Pompeii Project s’achèvera à la fin de l’année 2019. Néanmoins, le gouvernement italien a consacré 32 millions d’euros à la poursuite de ces fouilles.

Cette prestigieuse cité antique continue donc de fasciner. En 2019, ce sont près de 4 millions de visiteurs qui sont venus naviguer entre les ruines de Pompéi. Située dans le sud de l’Italie, elle est le second lieu touristique le plus visité du pays.

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