On estime le nombre d’asthmatiques dans le monde à 235 millions. L’asthme est d’ailleurs la maladie chronique la plus courante chez les enfants. Si elle survient en fonction de plusieurs facteurs, on sait que la pollution de l’air joue un rôle de plus en plus important dans la contraction de la maladie, notamment chez les enfants, selon cette nouvelle étude.

Une étude accablante

The Lancet Planetary Health a publié une étude qui porte sur l’asthme chez les enfants. On estime désormais que 4 millions d’enfants à travers le monde deviennent asthmatiques en raison de la pollution de l’air, notamment à cause des transports. 92 % de ces cas détectés se situent dans des zones où la qualité de l’air ambiant est pourtant correcte par rapport à la réglementation établie par l’OMS.

Pour établir ces chiffres, les auteurs de l’étude ont mis en relation la quantité de NO2 présent dans l’air avec la répartition de la population et les nouveaux cas d’asthme déclarés. Pour rappel, le NO2, communément appelé dioxyde d’azote, se forme par la combustion des énergies fossiles telles que le charbon ou le pétrole. C’est justement dans des circulations routières, aux heures de pointe, qu’il se forme en grande quantité dans l’air. La corrélation est sans appel.

Les enfants sont très touchés par la pollution de l’air

Sur 100 000 enfants, 170 nouveaux cas d’asthme déclarés sont liés à la pollution routière. Cela représente également 13 % en moyenne des nouveaux cas d’asthme infantile diagnostiqués chaque année. Ce taux augmente dans des pays industrialisés tels que la Corée du Sud ou la Chine. C’est justement à Shanghai que le taux est très inquiétant (48 %). Paris se situe à la 21e place, avec un tiers des cas d’asthme d’enfants qui seraient liés à la pollution routière.

Et ces estimations se basent sur les cas qui ont été diagnostiqués, alors que de nombreux enfants n’ont pas encore de suivi médical pour leur asthme.  

La pollution de l’air doit faire l’objet de nouvelles études et mesures

Les zones les plus concernées ne correspondent pas forcément aux zones où la pollution est considérée comme très élevée et inquiétante selon les normes de l’OMS. Le docteur Susan Anenberg, qui fait partie des auteurs de l’étude, explique qu’il faut prendre au sérieux les conclusions tirées : « Nos résultats suggèrent que les directives de l’Organisation mondiale de la santé concernant les concentrations annuelles moyennes de NO2 pourraient devoir être réexaminées et que les émissions de la circulation routière devraient constituer une cible pour atténuer l’exposition. »

La journée mondiale de l’asthme, le 7 mai, a été l’occasion de mettre en avant la maladie. La communication autour du diagnostic et de sa prise en charge doit se poursuivre, puisque le nombre de cas de personnes asthmatiques est susceptible de croître au fil des années.

Pensez-vous que la pollution de l’air est suffisamment prise au sérieux ?

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JEAN-MARC
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JEAN-MARC

La pollution de l’air due aux voitures, camions et bus est niée par la population française qui croît encore que le diesel ne pollue pas parce que les marques automobiles et certains magazines automobiles le lui font croire bêtement On détourne alors la faute sur l’état, les avions, les bateaux.